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toire, que nous avons examiné à la bibliothèque Marciana, ne s’écarte pas d’un iota de l’imprimé. Lorsque le protestant Le Courayer la traduisit en français ', le cardinal de Tencin lança une lettre pastorale très-énergi-
que contre cetouvrage, sorti, à son avis, de la plume dub
véritable protestant.
Pie IV avait défendu è toute personne, sous peine d’ex- |
communication et d’interdit, de publier des commentaires, des gloses, et toute espèce d’interprétations du Concile de Trente, fût-ce même pour en prendre la défense. Ceux qui désiraient éclaircir les difficultés qu’il soulevait devaient recourir au saint-siége, qui se réservait de décider les controverses, de résoudre les doutes ?; il avait institué à cette fin la Congrégation du Concile pour interpréter les points de discipline et de réforme, réservant au pape ceux qui concernent la foi. |
Frà Paolo serait donc déjà coupahle de désobéissance, quand même il ne se serait pas toujours montré très-hostile au saint-siége. Nous n'avons donc pas à nous demander s’il déplaisait à Rome. Déjà, en 1602, on lui avait refusé l'évêché de Nona, tout recommandé qu'il était par la République. Dans les instructions données en France à l’époque de l'absolution, il est dit : « Je crois « devoir vous rappeler qu'il convient de procéder avec « douceur, et que ce grand corps veut être guéri par « une main paternelle... J’ai parlé de vive voix à votre « seigneurie de frà Paolo , de Jean Marsilio et autres sé-
(1) Dans la préface, ilest dit: « Toute la solidité de la foi chrétierne repose sur les Jésuites, et, pour l’ébranler, rien n’est plus efficace que d'ébranlerleur crédit. En le ruinant, on ruine Rome; et Rome perdue, la religion se réformera d'elle-même, c'est-à-dire deviendra protestante. » Amsterdam, 1751.
(2) Bulle, Benedietus Deus, 7 kal. febr. 1563.
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Hostitité de Sarpi contre Rome