‹ Les hérétique d'Italie (volume 3)Chapitre 23 sur 24 · R A RA · texte numérisé non relu

R A RA

(1) De Bèze, Histoire des Églises réformées, tome I°", p. 36; PERRIN, Histoire des Vaudois, p. 161.

Perséeution d’Oppède.

tranquille obscurité, les Vaudois eurent à traverser les orages d’une époque où tout était suspect. Soudain le parlement d’Aix et celui de Turin (le Piémont étant alors sous la domination de la France) leur appliquèrent les peines capitales dirigées contre les hérétiques, le bûcher et le fer rouge; puis, parce qu’ils maltraifaient les religieux qu'on envoyait pour les convertir, on annonça par un édit qu'on les exterminerait, et qu'ils perdraient leurs fils, leurs biens, leur liberté. Ces rigueurs rencontrèrent une opposition énergique de la part deSadolet, évêque de Carpentras; | et le roi François I°", voyant qu'ils étaient honnêtes et qu'ils payaient bien, ordonna au parlement de cesser les poursuites, et leur donna trois mois pour se réconcilier ; mais, après ce temps, Jean Mainier, baron d’Oppède, président du parlement, l’engagea à faire exécuter l’édit. Une soldatesque fanatique commence le massacre; quatre mille Vaudois sont mis à mort, huit cents sont envoyés aux galères; ceux de Cabrières, de Mérindol et de vingt autres villages sont passés au fil de l’épée (1549). La chronique sent l’exagération ordinaire aux temps de parti; la vérité est que l’universalité et la cruauté de l’intolérance firent frémir la généreuse nation francaise, et que le roi en mourant recommandait à son fils de châtier les auteurs de ces excès. Mais, quand on porta l'accusation devant le parlement de Paris, d’Oppède s’y présenta impassible, comme quelqu'un qui a rempli un devoir; il commença sa défense par ces paroles : « Lève-toi, Seigneur; soutiens nos droits contre la nation inique; » et il fut absous ; les autres aussi s’en allèrent impunis, ce qui causa aux Protestants un grand dépit.

La persécution s'étant peu à peu ralentie, les Vaudois pratiquèrent même publiquement leür culte; en 1555, ils

PIÉMONT. LES VAUDOIS SUBALPINS. 487 bâtirent leur premier temple à Angrogna, et, bien que

Jean Caracciolo, prince de Melfi et duc d’Ascoli, lieute- .

nant du roi de France, eût démantelé les forts de Torre, Bobbio, Bricherasio et Luserne, cependant, sous la domination française, ils s'étendirentencore dans le marquisat de Saluces et dans les environs de Chàteau-Dauphin; ils accueillaient les fugitifs d'Italie, parmi lesquels Dominique Baronio, prêtre florentin, qui voulut composer uné messe, conciliant le rite catholique avec celui des Vaudois; mais on la repoussa comme une pure fantaisie’. Ce dernier écrivit diverses : brochures latines et ïta: liennes contre l’Église catholique; dans l’une d’élles il soutenait qu'en temps de persécution on doit manifester sans réticence ses opinions religieuses personnelles; en cela il fut contredit par Celse Martinengo.

On ne cessait de travailler à la conversion des Vaudois, soit par la prédication, soit par d’autres moyens propres à ce temps, et les décurions de Turin veillèrent avec soin pour empécher leur extension dans cette ville. A cette intention, ils écrivirent à Pie IV qu'ils voulaient fermement maintenir jusqu’à la mortla foi de leurs aïeux; et ils envoyèrent à Charles IX, leur roi, des délégués pour le supplier de ne pas tolérer les scandales que donnaient les Luthériens; en 1561, ils obtinrent un décret qui interdisaitaux ministres hérétiques de précher dans cette ville, et de tenir des assemblées soit publiques, soit privées. Déjà depuis 1532 la cité . avait élu un mattre pour lite les épttres de saint Paul, thème des controverses les plus habituélles, et en 1542 elle déclarait que nul n’obtiendrait des charges publiques s’il ne faisait profession de la foi catholique. Sept personnes pieuses,

(1) GILLES, Histoire générale des Églises vaudoises, chap. X.

Turin

et Phérésie

des Vaudois.

qui furentl’avocat Albosco, le capitaine Della Rossa, le chanoine Gambera, l'avocat Ursio, Valle négociant, Bossi tailleur, Nasi libraire, instituèrent la Compagnie de la Foi, dite ensuite de saint Paul, qui s’étendit rapidement, et développa les ceuvres de charité, lesquelles devaient consister à prècher avec zèle contre l’hérésie. Le principal mérite de l'érection de cette confrérie revint au frère Paul de Quinzano de Brescia, qui avait combattu les Luthériens chez les Suisses; l’histoire de cette association fut écrite par le fameux Emmanuel Tesauro, et ses saintes œuvres se sont conlinuées jusqu’à ce jour à travers les outrages du peuple et les tracasseries du gouvernement. Voici ce queracontent les annales des Capucins. A Turin, quand Charles de Savoie eut été dépossédé de cette ville par ‘les Français, les soldats hérétiques de cette nation, préposés à la garde des portes, injuriaient les catholiques et surtout les moines quand ‘ils y descendaient de la Madone del Campo qui était voisine. Un de leurs capitàines insulta un prédicateur fameux, qui, perdant patience, commença à lui répondre et finit par lui faire cette proposition : « Lions ensemble nos bras nus, et mettons-les sur le feu. Celui dont le bras restera intact, nous tiendrons qu’il possède la véritable foi. » L’hérétique refusa la proposition, mais il en conçut une telle rancune contre tous les Capucins, qu'il résolut avec ses hommes d’assaillir le couvent et de les égorger pendant une certaine nuit. Les frères le surent; mais ils ne voulurent ni s’enfuir, ni se préparer à la défense ; le gardien les rassembla dans l'église pour prier à l'intention de leurs persécuteurs, et pour recommander à Dieu leurs propres âmes. A l’approchede la bande des assassins, le gardien commande de tirer le verrou et d'ouvrir largement la porte; mais les

agresseurs, effrayés comme s'ils étaient assaillis par une troupe armée, se mettent à fuir, et les Capucins ont la palme du martyre sans avoir répandu de sang.

Quand Turin fut restitué au duc, celui-ci y trouva un grand nombre de Huguenots; aussi institua-t-il dans l'Université une chaire de théologie pour y expliquer les épîtres de saint Paul; en cela il fut puissamment aidé par le jésuite Achille Gagliardi, par le théologien Louis Codretto, et par le père Jean Martini qui parcoururent en prêchant les vallées vaudoises.

On raconte aussi qu’à Verceil un courtisan calviniste, perdant au jeu, entra furieux dans la cathédrale, et donna un soufflet à une effigie en marbre de la Madone. Il y resta l’empreinte de la main et du sang qui en jaillit, et le duc Charles voulut que le coupable, bien qu'appartenant à la cour, fût pendu. |

On rapporte également que dans le château de Chambéry, le 4 décembre 1532, le saint suaire, linceul dans lequel on croit que le Christ mort fut enveloppé, fut préservé d’un incendie si violent qu'il fondit le métal de la caisse. dans laquelle il était renfermé : pour vérifier ce miracle, Clément VII envoya le cardinal Gorrovedo. Plus tard, en 1578, ce linceul sacré fut enlevé de Chambéry, parce qu'il courait risque d’être violé par les hérétiques, et porté à Turin, où il n’a pas cessé depuis d'être en vénération. |

Les Vaudois s’étaient enhardis, grâce aux désordres du pays et à l'accroissement de leurs coreligiounaires en France et en Suisse; aussi le duc publia-t-il de Nice un édit pour mettre un frein à leur prosélytisme. Ensuite on envoya

(1) BoverIo, Annales M. Capuccinorum, à l’année 1555.

Le Saint-Suaire.

Possevin.

l’inquisiteur Thomas Giacomelli et des missionnaires, parmi lesquels se trouvait Possevin !.

Possevin, né à Mantoue en 1584 d’une famille noble, mais pauvre, entra comme précepteur dans la maison du cardinal Hercule Gonzague, où il connut les célébrités les plus florissantes d'Italie, et gagna leur estime. Devenu abbé de Fossano, il voyait s'ouvrir devant lui une splendide carrière, mais il préféra les fatigues du jésuite, et fut un des membres les plus actifs dans cette société si active. Nous n'avons pas à raconter ici ses missions diplomatiques en Suède, en Pologne, en Hongrie, à Moscou, pays qu’il fit le premier connaître, on peut le dire; il fonda des colléges en Piémont, en Savoie, en France.

Au milieu des terres de France se trouvait le comtat d'Avignon, qui appartenait à l'Italie comme domaine des papes, lesquels y avaient demeuré longtemps, pendant cette période qn’on a appelée la captivité de Babylone; ils y entretinrent ensuite un légat comme gouverneur civil; celui-ci dut bien vite travailler à en exclure l’hérésie. Les Huguenots y excitaient des tumultes pour avoir un prétexte de soustraire le pays au sceptre du souverain pontife dont ils détruisirent même les palais. Pie IV y envoya son cousin Fabricius Serbelloni, frère du fameux Gabriel, qui, avec le titre de général, puis de gouverneur, et avec des pouvoirs extraordinaires, soutint les Catholiques; ce qui lui fit reprocher par lesProtestants des actes de grande cruauté; le fait est qu'il réussit à les dompter ; il:en exila deux mille, et rétablit la messe.

(1) Jeanne de Jussie, Savoyarde, religieuse franciscaine de Sainte-Claire à Genève, voyant les désordres de la Réforme, se retira à Annecy et y fit imprimer, en 1535, le Levain du Calvinisme,où elle raconte les sacriléges et les maux dont les hérétiques se rendent coupables.

PIÉEMONT. LES VAUDOIS SUBALPINS. 491

Quand les guerres civiles de la France éclatèrent, le comtat eut beaucoup à souffrir; la ville elle-même fut attaquée pendant la nuit, mais un flambeau miraculeux fit le tour des murs en réveillant les sentinelles, et la surprise échoua. Depuis elle fut défendue par les armes de Torquato Conti, et par les sermons de Félicien Capitoni ” de Narni. |

C'est là qu'avait été envoyé Possevin comme préfet du collége des Jésuites ; mais, en 4569, il-alla à Rome, et, quand fl revint, on murmura qué son voyage avait eu pour objet de dénoncer au pape un grand nombre d’hérétiques; qu'il voulait introduire dans la ville l'Inquisition à la mode‘espagnole, et abolir les confréries des Disciplins. En des temps de troubles, rien n’est aussi facile que de faire croire les contes les moîns probables. Les exagérés poussent à l’exagération : la cité se soulève contre Possevin; le magistrat est contraint de calmer ces fareurs par un édit sévère contre les Jésuites; mais le pape écrit en démentant les faits; les colères s'apaisent; tout rentre dans le repos. |

Possevin nous a laissé un curieux récit de sa mission au milieu des Vaudois ‘, durant laquelle il réunit une assemblée générale à Chivasso, maïs sans résultat. C’est en allant jusqu’à les menacer des galères et du gibet qu'on empécha l'exercice public du culte et les prédications des Barbes; de sdfte que Scipion Lentulo, Napolitain d'une grande science?, ef Simon Fiorillo, qui s'étaient réfugiés dans ces vallées, allèrent précher dans la Valteline, où

(1) Édité par Zaccaria, Iter literarium per Italiam. 2° partie, op. XIII.

(2) Il a décrit minutieusement les .circonstances de cette guerre dans des lettres aux ministres de Genève, qui sont reproduites par Léger, tome II, p. 687-96. | |

nous les avons trouvés. D'autres aussi abandonnèrent ce refuge; puis, les rigueurs croissant, les Vaudois discutèrent entre eux la question de savoir s’il était licite de résister les armes à la main. Quelques Barbes soutenaient « qu'on ne doit pas résister au prince, pas même pour dé-

-fendre sa vie, surtout dans notre cas, puisque nous pouvons

Guerre aux Vaudois.

Emmanuel- Philibert,

nous relirer avec nos biens dans des montagues plus reculées » ; les autres disaient : « Oui, vous avez le droit de vous servir des armes, non contre le prince, mais contre le pape. » Les uns adoptent la première opinion, les autres se lancent dans une rébellion ouverte. Pour les apaiser, le duc proposa une conférence; mais le pape n’aimait pas que, dans l'Italie même et sous ses yeux, on discutàt sur son indiscutable autorité : il déclara que, si ces peuples avaient besoin d'instruction, il enverrait des théologiens et un légat avec pleine autorité de les absoudre, mais sans grande espérance, connaissant l’opiniâtreté des hérétiques qui, dans chaque mesure prise pour les persuader, voyaient une preuve d’impuissance à les réprimer.

Les ducs de Savoie publièrent un grand nombre d’édits pour ramener à l’ordre ou pour comprimer les Vaudois; chez eux paraissaïent souvent des inquisiteurs et des missionnaires, et on usait de la persuasion et de la prière. Les malheurs du pays, où l'ambition incessante de Charles II avait attiré la domination française, donnèrent une nouvelle impulsion aux mouvensents antireligieux, jusqu'à ce qu'Emmanuel-Philibert (1553-1880), qui avait acquis une grande renommée guerrière au service de l’empereur par les victoires de Gravelines et de Saint-Quentin, eût recouvré par la paix de Cateau-Cambrésis pour prix de ses services les domaines de ses aïeux. Il chercha à se rendre indépendant de la France et fort,

en faisant la guerre, en supprimant les représentations des provinces, en accablant ses sujets d'impôts, pendant qu'il les déliait des liens de servitude personnelle et de mainmorte. Il comprit que les intérêts de sa maison devaient se transporter en Italie, et il y établit sa capitale; mais il n’abandorinait pas pour cela les idées de ses pères, et révait-un royaume allobroge, limité par la Provence et le Dauphiné, par le Lyonnais et par la Bresse, par la Suisse française et par les provinces subalpines. C’est à quoi le poussait le sénateur Joly d’Allery en 1561 dans un écrit qui, comme les opuscules de Napoléon III, répandu par milliers de copies, devait ou faire, ou tromper, ou tâter l'opinion publique. Mais, pour assurer des partisans à ces desseins, il lui suggérait de se concilier les Huguenots de France, les princes et les can- ‘tons protestants, en embrassant leur doctrine, comme il l'avait fait, lui le sénateur Joly, en établissant une Église évangélique à Chambéry.

Cette proposition de Joly devait faire horreur, et on lui fit un procès; il confessa que l'agrandissement de la Savoie était l’ambition de tous les sujets ; quant à la religion, il ne désirait que voir publier non les doctrines de Calvin ou de Farel, mais l'Évangile. Condamné à une peine très-légère, il rentra promptement en grâce auprès du duc, dont il avait flatté les ambitions.

Certainemerit, s’il avait apostasié, Emmanuel-Philibert aurait écarté l’opposition que faisaient à ses conquêtes Lesdiguières, Genève, Berne, et attiré à lui les Huguenots de France qui, tenant plus à la religion qu'à la nationalité, et tendant la main à l'Angleterre et à la Hollande, | se seraient ralliés au chef des Vaudois.

Mais le besoin qu'il avait de l'Espagne et du pape, sa piété

Procès . intentés contre CuX.

personnelle! et le désir de conserver l'unité de croyance parmi ses sujets, lui firent préférer les armes, qui étaient son métier, d'autant plus que beaucoup de Français accouraient dans ces vallées pour aider leurs coreligionnaires, ce qui lui donnait à craindre qu'ils ne remissent en danger l’indépendance nationale. H expôdia donc des troupes qui, dans la difficile guerre de montagnes, essuyèrent et firent essuyer d'énormes pertes. Voyant la difficulté du succès et l’inopportunité des moyens, et de plus sept mille hommes de la Savoie ayant éprouvé une défaite sanglante à Saint-Germain, ce qui rendit cœur aux insurgés, le duc vint aux accords ; il pardonna aux Vaudois et leur permit de se réunir ét de prècher en des lieux déterminés ; ailleurs ils ne pourraient. que consoler les infirmes et accomplir certains rites; les fugitifs pouvaient rentrer; le duc aurait le pouvoir d’exclure les prédicateurs qui ne lui conviendraient pas, mais ils pourraient en choisir d’autres; ils ne passeraient pas leurs confins et ne proscriraient pas les rites des Catholiques {5 juin 1560). Le bourg de Torre, demantelé par Caracciolo, fut de nouveau fortifié, et il devint le siége du gouvernement de la vallée,

Avec cela Emmanuel-Philibert se rendit agréable à la cour de Rome (B), qui s’interposa pour lui faire céder parla France les forteresses qu'elle tenait en-decà des Alpes. Mais le duc, qui aida la France contre les Huguenots (C), resta en

(1) Boldù, ambassadeur de Venise, raconte que, étant à la veille de se diriger avec son armée vers Hesdin en Flandre, Emmanuel-Philibert sortit sur la brune, accompagné ‘d’un seul serviteur. Ceux qui le virent crurent qu'il allait prendre congé de quelque sienne amie. Au lieu de cela, il alla au monastère deSaint-Paul, y passa toute la nuit. Le lendemain, il se confessa etcommunia, se recommanda à Dieu, puis retourna à ses devoirs de général.

mauvaisrenom auprès desnovateurs, soit à cause de ces mesures préventives, soit à cause des procès qu'il fit contre les hérétiques. Le 20juin 1556, sur la place du Château à Turin, on avait mis à mort Bartholomé Actor; on l'avait arrêté au moment où il arrivait de Genève portant des lettres et des livres hétérodoxes dans le val San-Martino. D’autres condamnations eurent Heu les années suivantes, et Mainardi écrivait de Chiavenna, le 7 mai 1563, à Fabricius Montanus : « Ceux qui viennent ici du Piémont rappor- « ‘tent que le duc de Savoie a été fait par le pape eapitaine « de l'Église, ou gonfalonier; et il reçoit chaque année un « traitement de soixante mille écus. » Et Vergerio écrivait au duc Albert, le 5 avril 4562 : Cum nalus fuerit filius ill. Sabaudia duci, ille non modo antichristum, sed quinque pagos Helveticos acerbissimos purioris evangelii hostes ascivit sibi in susceptores, seu compaires, quod non obscuram dat significationem quod adversum nos aliquid moliatur. Fabricius Ferrari, résident de Toscane à Milan, écrivait, le 8 février 1566 : « En Piémont, on dit que chaque jour on découvre. de nouveaux parlisans des Huguenots, et que le duc a beaucoup de difficulté à remédier à cela, craignant surtout que son épouse et presque tous ses ministres n’aient du penchant pour eux. Plaise à « Dieu d'y mettre la main, car la moindre étincelle qu’on « jetterait parmi ces peuples, en général très-mécontents, « c'est-à-dire parmi les Huguenots et leurs pareils du « duché, ferait redouter d'allumer dans ces vallées un « autre incendie®?, »

. Au contraire le père Laderchi, à l’année 1568, insinue

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