‹ Les hérétiques d'Italie (volume 2)Chapitre 14 sur 29 · SOT£S ET £CLAIRC1SS£M£MTS AU DISCOURS IV · texte numérisé non relu

SOT£S ET £CLAIRC1SS£M£MTS AU DISCOURS IV

a Le lait glorieux de Teglio dissipe les obscurités de l'hérésie^ embellit le christiamsme, remplit de joie mon cœur ainsi que ceux d'autres fidèles : toutes les langues doivent se délier pour le célébrer comme une œuvre si sublime et si haute qu'elle est parfaitement en rapport avec la sublimité et la hauteur du lieu où elle s'est passée ». Il RuscOf o descrizione del œnUtdo, etc.

L' Albert!^ dans ses Antiquités de Bomdo, dit que « les gens sages applaudhrent au soulèvement^ mais non pas à la nuuiière dont il s'accomplit. » Du reste les £sûts se passaient dans un pays d'un accès difficile, et les passions religieuses les défiguraient : leur véritable caractère ne put être reconnu que tard. C'est en ce sens que s'expliquent les paroles suivantes attribuées par l'Alberti au pape : Fortissimum consilium, quod vos ad saluiaria amukcapienda compulit, et Grisomim hcereticorwn jygum exmtere suasit, faceat eœerdtmim DetÂS pietati etfortitudinivestrœ, Grégoire XV, bref du 9 mars 1623. — Et Quadrio, DeUa Rezia CUaipina, Diss. lY. a 11 parut que le ciel lui-même voulut se montrer fsivorable à leur dessein, car, lorsqu'il était tombé toute la nuit une pluie abondante, à l'aube du lendemain, le ciel, débarrassé de toute espèce de nuage , fut d'une parfaite sérénité ». Le même Quadrio voudrait, contre toute vraisemblance, insinuer qu'on avait eu égard aux femmes, comme à des êtres mobiles par leur nature; il prétend que c'est par accident qu'à Teglio huit femmes et trois enfants auraient été sacrifiés, etc. : mais n'était-ce pas aussi bien un assassinat sur elles que sur les hommes? et qu'enfin « les personnes [sages ont approuvé la révolte, mais non pas certes la manière dont elle se fit. » •

A la fin du ni^ volume des Atti e mmmmenéi délie Chiesa Gallic(zna/1631, in-fol., est insérée nné Histoire des massacres de la Valteline, par Abbot, archevêque de Cantorbéry ; mais ce n'est que la traduction de l'opuscule allemand de Gaspard Waser, illustre théologien de Zurich, reproduit dans la bibliothèque d'Hottinger, et traduit aussitôt en italien, en français et en anglais. Waser donne dans son récit tous les détails du massacre , et pour lui toutes les victimes sont des martyrs; il raconte leur courage, leur constance, leurs paroles édifiantes, comme on le fait dans un martyrologe. On a répondu à Waser avec une exagération passionnée dans un ouvrage allemand dont voici le titre : Kekhkrieg, Oder urzer wnd wahrhaftiger Bericht des Kekhkiiegs so von deti caivinischeii Fundtnerm, und Zwinglischen, Zùrcheren und Bemeren in Veltlinvollbrachtux>rden, 1620, Altorf : et la même année à Milan, en italien.

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(La guerre da calice^ ou récit exaxi et véridique de la guerre en Valteline chez le^^ calvinistes de Schwitz, de Zurich et de Bemey \9», Ahorf.)

Une relation du tcmps^ que j'ai trouvée aux Archives générales de Florence, dit, entre autres choses, ce qui suit : « Pendant qu'on s'est assuré des postes et des passages, les soldats du pays^ et surtout les campagnards, sont allés à la chasse des hérétiques fuyards, et, les ayant trouvés pour la plupart, ils les ont' tous massacrés, spécialement ceux d'un petit village nommé Mossini, situé au-dessus de Sondrio, et ils se sont lavé les mains dans leur sang. Hs ont pris beaucoup de prédicants; à quelques-uns d'entrc-euxils prolongèrent la vie pour leur arracher la vérité sur le complot qu'ils avaient formé d'égoi^er les catholiques, et de détruire entièrement la foi catholique, puis ils les traitèrent comme ils le méritaient.

« Le nombre des hérétiques mis à mort sera environ de cinq cents, mais on ne peut rien dire de précis, car chaque jour encore on massacre ceux qu'on a trouvés cachés dans des cavernes. D'autres se sont réfugiés au delà des monts, d'autres en Vénétie.

« On ne se lasse pas de répéter que parmi les morts de Tirano il y avait un Grison géant, qui gisait étendu par terre tout couvert de blessures, et comme, quatre heures et plus après qu'il avait été frappe, il remuait encore la tète, un petit enfant catholique, âgé de cinq ans, alla lui asséner un coup d'un petit maillet sur la tète, en Jui disant : Ce traitre de Luthérien ne veut pas enmre mourir,

« Déjà on a accepté le calendrier grégorien et introduit les fêtes suivant le rit romain : pour mieux implanter la foi catholique, on demande des prédicateurs, surtout des Capucins, qu'on aime beaucoup, et pour qui on construira deux monastères au moins, lorsque la fureur de ces agitations sera éteinte : on espère dans la miséricorde divine pour arranger toutes choses en vue de la cause qui est la sienne^ et dans la piété de Sa Majesté Catholique, qui voudra bien accepter le protectorat de ces populations à çUe si dévouées, et qui sont, on peut le dire des citoyens de TÊtat de Ifilan comme étant des diocésains de Côme. »

Parmi les livres prohibés figurent le Memoriale AUaSantità di no$tro sigfwrepapa éregorio XV, il clero e cattoHcidi ValteUina, ainsi que la Vera rwnatione del, massacra degK Evafigelicifatio dai Papiste ribdH Mlla magçiior parie délia ValteUina . (K) 4 août. « On apprend qu'une bande de Grisons hérétiques.

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