W SIECLE. — PHILOSOPHE?; — GALLICANISME
nombre de théologiensi de seigneurs et de plébéiens , on fit aux coupables, agenouillés et revêtus des habits de Tignominie» lecture de Tacte d'accusation et de tons les détails scandaleux de la cau^. Ricasoli, Fantoni et la dame Mainardi furent condamnés à la réclusion perpétuelle. Après avoir fait abjuration et amende honorable de ses erreurs et de ses péchés , Ricasoli fut enfermé dans une étroite cellule de ce couvent^ où il vécut encore seize ans, dans les macérations et dans Texercice de la pénitence la plus austère. Il mourut le 17 juillet 1637, et on lui refusa les honneurs de funérailles solennelles '.
La bibliothèque nationale de Napies possède en manuscrit Y Histoire de sœur Julie de Mare et des /(tusses doctrines enseignées par elle, ainsi que par te père Aniello Arciero et Joseph de Yicariis. Sœur Julie était née à Sepino, province de Molise, d'un paysan de Sanio : devenue orpheline, elle entra, à Napies, au service d'une dame. Séduite par un palefrenier, elle confie sa faute à sa n^ltresse, qui l'aide charitablement à en dissimuler le fruit. Revenue ensuite à la dévotion , elle se fait recevoir dans le Tiers-^re de Saint-François ; mais le père Aniello Arciero, religieux crucifère, son confesseur, lui infiltre les iâ>ominables doctrines du quiétisme, et l'amène jusqu'à recueillir chez elle des femmes qui cachaient leurs désordres sous le manteau des pratiques religieuses, et qui suivaient entre elles les rites imputés aux Patarins. La chose était si bien voilée, que de très-nobles dames, et jusqu'à deux femmes de vice-
(0 « Car ainsi le voulurent ses bouireaux, » dit Passerini dans la Généalogie et histoire de la famUle Bicasoli (Florence, 1861). Son procès se trouve dans. le manuscrit de la Bibliothèque Rieearéianu, Pendant que la damer JPanstiine ccMrrompait ees pauvres jeunes fillest des religieuses virent un Ecce homo suer le sang àJ*égHse de Sainte- Lucie de la rue San-Gallo.
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roi» 7 adhérèrent : la vérité 8*étant fait jour, la baqde fut envoyée à Rome, et dut abjurer dans Téglise de la Minerve, le fi juillet 161B.
L*lle de SicHe, qui $*est toujojors'vantée de n*avoir jamais été souillée par l'hérésie, et qui en 1631 érigeait sur la place Bologni à Palerme une statue en bronze de Charles- Quint jurant la constitution, avec l'épigraphe : Purgatori
ECROPiE, LRRlIJBàlUnf HiSRESEON EVERSORl, EXTINCTORI PaNOR-
■QS iHissiiiÀ D. D., *^ la Sicile, après avoir appartenu aux ducs de Savoie pendant quelques années d'une domination heureuse et courte, était revenue à ses anciens maîtres autrichiens, dont le retour fut fêté avec les exagérations ordinaires en pareille ciroonstancet et en Thonneur desquels on frappa des médailles portant en exergue ; Ab Àustro proiperiias et félicitas. Sous le gouvernement du marquis d'Almenara , le 6 avril 1704, on fit à Palerme , sur la grande {Aaee, au côté méridional du dôme, un solennel aiiio-da-fé en présence d'au moins vingt mille personnes, des autorités, de la noblesse et du corps diplomatique. Quelques-uns des spectateurs pouvaient se rappeler d'en avoir vu un auli-e, le 19 juin 1690, où avaient figuré sœur Jeanne Rosselli, franciscaine, et Yincente Morana. Une procession pompeuse accompagna ce nouvel auto-dafé. Sur l'autel élevé au milieu de la place brûlaient en grand nombre des cierges de couleur grise, et depuis minuit on y avait célébré sans interruption des messes pour la conversion des condamnés. Parmi ces derniers venaient en premier lieu las convertis et les pénitents , la tôle découverte, un cierge à la main ; ensuite les réconci- Més, couverts du sanbenitcu espèce de scapulaire en grossière laine grise, serré au corps et sem* de croix rouges , avet kl mitre en tête, enfin les relaps et les obstinés atec