‹ Les hérétiques d'Italie (volume 2)Chapitre 24 sur 29 · XVII* SIÈCLE. — PHILOSOPHES. — GALLICANISME · texte numérisé non relu

XVII* SIÈCLE. — PHILOSOPHES. — GALLICANISME

le sanbenito et la mitre à flammes. Ils se placèrent sur^ ies gradins de l'autel, et le père Antoine Hajorana fit un discours de circonstance : en face de la chaire était le se* <3rétaire de l'Inquisition, ayant devant lui ime jietite tablé où se trouvaient les pièces du procès; aux côtés, les membres du Saint-Ofifice, ayant sur la poitrine une croix d'or^ de brillants et de rubis, et plus haut le grand Inquisiteur, don Jean Ferrero. On fit défiler devant eux les <;ondamnés, à qui on lut la sentence ; un grand nombre •étaient renvoyés avec de légères pénitences , après avoir abjuré et reçu Tabsolution ; quelques-uns furent placés sur des ânes et fustigés : mais sœur Gertrude Blarie de Jt^sus, 4,ertiaire de Saint-Benoit, dans le monde Philippine Cordova, etfr^e Romuald, des Augustins Déchaussés, dans Je siècle Ignace Barberi, tous deux de Caltanisetta, turent -condamnés à être brûlés vifs, donec in einerem convertan' iur^ cinU vero dispergaiur.

Placés sur une charrette traînée par des bœufs, ils lurent conduits au bûcher, sur la place de Saint-Érasme : là on les exhorta de nouveau au repentir, pour qu'ils obtinssent au moins d'être étranglés, avant d'être jetés sur le bûcher, avant que Ton mit le feu aux cheveux et à la robe de la femme : ayant refusé obstinément toute rétractation , ils furent étouffés dans les Dammes. — Et le peuple assistait au spectacle'.

(1) Mongitore raconte longuement le supplice des quiéti^^'e^

NOTES ET ÉCLAIRaSSEMENTS

(A) Pasquino se moquait dans les vers légers que nous traduisons ci-dessous de la politique de ce prince^ dont Tltalie eut tant à souflHr.

A César il déclare la guerre et propose la paix.

Toujours également prompt à la paix et à la guerre;

Glorieux à la guerre et dans la paix

Il est l'arbitre de la paix eC de la guerre.

La guerre, dil-îl, c'eM moi x[tti la porte et c'est encore moi qui

porte la paix; »

Que le monde choisisse à son gré ou la paix ou la guerre : Juste est la guerre pour qui ne veut pas la paix^ Belle est la paix pour qui ne veut pas la guerre. Moi, je fais la guerre, parce que je ne veux pas la guerre. Les autres parce qu'ils veulent la guerre, font la paix. Ou faisons la paix dans la paix, ou faisons la guerre dans la

guerre. Quel grand roi! quelle grande guerre! et quelle grande

paix !

Il envoie la paix commencer la guerre II envoie la guerre pour en foire sortii* la paix. (B) « Le vrai idéal/ instinctif et révélé est de sa nature axiomatique : il se réduit eu un système scientifique par déduction et induction, par synthèse et analyse; il procède en un mot d'une manière iout à fait différente des sciences naturelles et de la philosophie secondaire. L'analyse ne peut venir qu'après; si on la fait marcher la première, elle ne peut aider autrement qu'à titre de simple instrument. La synthèse primitive constitue en religion la foi catholique, et en philosophie la foi rationnelle à l'Idée; elle est la connaissance du vrai contemplé dans ses analogies ou en lui-même, par l'intermédiaire du verbe hiératique. Lorsque l'intelligence de l'enfant catholique, formé et disposé par la double Institution du cathéchisme et de la grâce, de l'Église et de Dieu,

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