‹ Les hermites en liberté (volume 3)Chapitre 6 sur 36 · ET LE LINGOT D OR · texte numérisé non relu

ET LE LINGOT D OR

de s'étendre, qu'il parvint à réduire une de mes feuilles , d'une once pesant, en seize cents feuilles de trois pouces carrés , lesquelles couvraient une surface plus de cent cinquante mille fois plus grande que celle que j'occupais sous ma première forme. Au moyen de cette découverte il parvint à donner aux matières les plus viles l'éclat et l'apparence qui n'appartiennent en propre qu'à moi seul.

LE MORCEAU DE FER

J'entends , vous avez la propriété de parer les défauts, de masquer les vices, et d'attirer une sorte de considération sur les objets les plus méprisables.

LE LINGOT d'oK.

Ainsi mutilé, j'arrivai en Perse, où je fus déposé dans le trésor du sopbi ; bientôt après l'orfèvre de la couronne eut ordre de détacher ma dernière branche, et

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d'en fabriquer un sceptre digne du trèspuissant , très -invincible empereur de la mer, fils du soleil et de la lune , oncle des planètes , cousin des étoiles , roi de Perse et des Indes, etc. Sous cette forme nouvelle je fis gémir et trembler l'Orient; à ma vue les grands se prosternaient, les peuples rentraient sous terre; d'un seul mouvement je faisais tomber autour de moi dix mille têtes d'esclaves, ou j'en envoyais trois cent mille au combat. Ma partie inférieure , où se trouvait gravé le sceau impérial, était l'unique arbitre des destinées de cent millions d'hommes. Hélas ! une irruption de Tartares m'arracha des mains du sophi , et suspendit le cours glorieux de mes prospérités.

LE MORCEAU DE FER

Il n'était pas besoin pour cela des Mamelucks et des Usbecks : le despotisme se dé-

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