‹ Les hermites en liberté (volume 4)Chapitre 23 sur 43 · UNE PROVINCIALE A PARIS · texte numérisé non relu

UNE PROVINCIALE A PARIS

JVIadame de mérange attendait une jeune dame de Lunéville , qu'une vieille tante lui avait recommandée, et dont elle s'était fait une ide'e d'autant plus ridicule que sa tante lui en faisait un plus pompeux éloge. La réception de madame de Bodlosquet était un petit divertissement que madame de Mérange avait voulu ménager a ses amies du noble et du brillant faubourgs. Il avait été convenu, sans doute pour mettre la provinciale plus a l'aise , que ces dames arriveraient parées de tout ce que le luxe, le goût et la mode pourraient leur fournir de plus délicieux. Une vingtaine de jeunes gens, connus pour l'excellence de leurs manières, et la grâce de leur persiflage, devant lequel aucune vérité, aucune vertu ne restaient solennelles , avaient été prévenus, ainsi que ces dames, de se rendre de bonne heure a l'assemblée afin de rendre le cercle plus imposant, et conséquemment l'entrée delà petite dame de Lunéville plus amusante.

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