D± LA LITTÉRATURE ROMANTIQUE
tionquime paraît suffisamment éclaircie. Je crois que c'est vainement qu'on forcera d'élever ces conceptions avortées d'une époque d'ignorance au-dessus des immortels chefs-d'œuvre de l'esprit humain, dans toute la perfection et l'énergie de ses facultés. L'amour de la nouveauté , l'impuissance d'atteindre au vrai beau , la facilité de se livrer aux caprices de l'imagination en bravant toutes les règles du goût,, peuvent égarer quelques jeunes gens dans des routes trompeuses ; mais la partie éclairée du peuple français ne renoncera point aux titres les plus honorables de son illustration. La littérature romantique pourra triompher sur les tréteaux des boulevarts : c'est la sa véritable patrie; espérons qu'elle n'envahira point la scène nationale , et que nos grands poètes trouveront encore de dignes successeurs. A. J.