‹ Les hermites en libertéChapitre 12 sur 47 · VIVAIS · texte numérisé non relu

VIVAIS

d'oflleusc mémoire était venu me préparer au plus grand des sacrifices : « Souvenezvous , lui dis-je, qu'Henri iv est le seul roi de sa race qui épousa une Française ; encore répudia - 1 - il Marguerite de Valois pour épouser l'étrangère Marie de Médicis ; songez quelle fut pour lui la suite de ce déplorable hymen. » Je parlai en vain, l'orgueil et la politique avaient dicté l'arrêt ; Napoléon s'unit à l'arrière-petitc-fille de Marie -Thérèse : cinq ans après son trône était renversé, des torrens d'ennemis avaient submergé la France , et des monarques étrangers entouraient mon lit funèbre!,... Mais je m'aperçois que je me livre au douloureux plaisir de vous parler de mes chagrins , auxquels la mort a mis du moins un terme , sans connaître ceux qui m'écoutent.

L'Hermite. — C'est à moi de faire les lionneurs du modeste logis où vient de me confiner pour un mois la justice , et où le

charme de mes souvenirs est parvenu à évoquer votre présence. L'adorable Joséphine a devant elle le général Bonnaire , le colonel Duvergier , le général Mma et l'Hermite de la Chaussée -d'Antin, dont les feuilles ont quelquefois amusé ses loisirs. »

Au nom de jMina , les doux regards de l'impératrice s'étaient arrêtés avec étonnement sur le général espagnol. — Vous à Sainte-Pélagie? lui dit-elle.

Mina. — Comme vous, madame, sous une forme plastique qui n'empêche pas que je ne sols à guerroyer en Catalogne en ce moment. Cette dernière circonstance est encore un prodige, mais celui-là du moins je puis l'expliquer.

Soigneux de ménager l'objet de vos immortelles affections , je ne me plaindrai point du traitement que me fit subir Napoléon à son retour de l'île d'Elbe ; je me bornerai à vous dire qu'au milieu de la

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