‹ Les hermites en libertéChapitre 8 sur 47 · ENTRE LUI ET MOI · texte numérisé non relu

ENTRE LUI ET MOI

JNIor. — En y réfléchissant bien , je pense que vous avez raison; j'abandonne l'idée de ma tragédie de Ca/rdij'se : aussi -h'ien je n'aime pas les récits au théâtre, et je prévois que j'aurais de la peine à mettre mon dénoûinent en action. INIaintenant , que ferai -je? car encore faut -il que je fasse quelque chose.

Lui. — Voulez - vous m'en croire , continuons chacun notre métier d'observateur et de glaneur. Platon suppose qu'on l'enferma dans une caverne sombre qui n'avait qu'une petite ouverture, et que par cette ouverture les ombres des corps qui passaient à l'extérieur venaient se retracer sur la muraille. Nous voilà placés comme Platon supposait 1 être; du sein de notre charnière obscure nous ne verrons , pendant un mois, passer devant nous que des ombres; traçons sur nos murs des petits tableaux à la silhouette, reportons-les sur notre album,

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