LES RESSOURCES DE LA PRISON
TÉBENCS.
(Ce sont des biens pour qni Mit m» tts«r« )
Il feut wnÀv req>rit Jbicn fait poup appfé* ebr les aYanlage» de hi prison. A ee aeiil mot Fiixiagbuiiion s'emporte ; lelle ne voit qne des verroas , des grilles , ^es gardiens aux regards farouches; elle nVntend que des gémissemens et de» soupirs^ Un hoiome sage ne se laisse poipik surprendre par ces images sinistres; il vfiit conoaiti^e avani. de
Io8 LES RESSOURCES
J'ai une cellule étroite ; je la parcours en deux pas : je ne pourrais y recevoir une' nombreuse compagnie; mais ma ûimille s'y réunit , un ami peut y tenir. Socrate né désirait pas un logis plus vaste; pourquoi serais*je plus difficile que Socrate ? Napoléon est passé du son^ptueux palais des rois dans la misérable cabane de Longwood. Mais la fortune^ qui l'avait précipité du faîte des humaines grandeurs, n'avait point de prise sur son âme. Elle était encore sur le trône et régnait dans la captivité. Qu'avait-il perdu ? des trésors , des lambris dorés , des courtisans , des flatteurs. Rien de tout cdla ne lui appartenait en propre. On .en, trouve au Mogol comme à Paris ; mais il se restait à lui-même, il n'avait abdiqué juî son génie, ni sa gloire;. il était Napoléon à Longyrood comme ailleurs.-
On nous renferme tous les soirs ; oq nous sépare ainsi duinon4e entier. Cela-n'ar» t-il pas quelque chose d'effrayant? — J'a-r