‹ Les Hermites en prison ou Consolations de Sainte-PélagieChapitre 28 sur 45 · LE STOÏCISME · texte numérisé non relu

LE STOÏCISME

passer^ je croîsque je n'y résUterass pas. C'eat ééjk quelque chose que la patience^ le reste i^eudra quand il pourra* Quanta la mort, je, ne sais pas au ju^te ce que c'es^t; aussi je me eonjtente d'y penser le moins qu'il est possible. S'il est vrai, comme j'en ai l'espérance, que \ts &mtlies, les amis se retrouvent et se reconnaissent à ce grand nmdez-vous de l'humanité, il est clair que la mort qui nous sépare desméchans et des persécuteurs est plutôt un bien qvCun mal .

Voilà donc mon cours de sagesse terminé l je vais , être ferme comme un roc contre tous les accidens de la vie; je n'éprouverai plus ni ^notion fôcheuse, ai passion, ni iiesffefitiment; je deviens impassible.

Comme j'achevais ces lignes^* le gardien qui veille à ma sûreté avec une sollicitude inquiète 9 m'am^ence l'arrivée de ma femme et de ma fille, Zénoû ne défend pas d'ai* mer sa famille , aussi je les embrasse avec plaisir. Mais il est arrivé im malheur, on

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me te racoote. Une ^vieille unie qui ne m'avait pas quitté depuis long-temps , dont je regrettais l'absence , et qui brûlait du ' désir de me revoir, ma chienne Zerbine avait suivi ces dames, et ôd lui avait inhumainement reftisé l'entrée de Sainte- Pélagie : elle aurait eu besoin d'une permission timbrée de la préfecture de police, et on n'avait pas songé à la demanda-.

Zerbine se lamentait piteusement à la porte de la prison; elle attendrissaittout le monde, excepté le guichetier. J'aurais voulu voir ma (tienne : ce désappointement m'irrite, j'éclate eu reproches, je mlndigne contre ■ un tel procédé. J'étais vivement ému : adieu ma philosophie, adieu mon stoïcisme rêveur.

« Je suis Gros-Jràn comme devant. ■ A. J.

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