DE HA CHAMBRE
Dans cet instant Dnnrergîer et La Verderie se- ' présentent au fatal guichet ) ils demandeiit leur pemia soina It.nom qiifil iQdiq«iit','le gnktien les e;LaoiJ0ie un moment; leur eoenr bat y- mais aucvoé émotion ne se trahit sor lenr fignre : la penBÎssioA de chacun est trouvée, on la leur remet jtles trois guichets s'ouvrent j et, comme le dit.slhi«i-M« de Pradeljdans son mémoire , leSk deux csiqptiÊifespireni enfin Pair si doux de la liberté*
Cette action de M* Eugène Pradel n'était que généreuse, celle qui k couronna est plus noble et plus rare* L'évasion des deux prisonniers de Sainte-Pélagie, dont Fauteur était ignoré> compromettait le concierge et les gardiens de la prison j elle pouvait motiver des mesures de rigueur contre ses compagnons de captivité :
M* de Pradel se nomma , et trois mois d'une prison plus étroite auxquels il se vit condamné, ' en satisfaisant k la loi , appelèrent sur lui sans partage l'estime et l'intérêt publics*
L'imagination s'échauffe et s'exalte en prison ; comme toutes les forces comprimées , elle acquiert un plus haut degré d'énergie , s'échappe , et s'élève en raison de la résistance^ qu'on lui oppose* J'avais passé. une journée. :iQiite entière avec Les quatre prisonnier3. dont ma chambre m'avait rappelé le souvenir } 'depuis plus de deux hctures le hruit des verrous et de la triple serrure m'avait averti que, jusqu'au
5o HISTOIRE BE MA CHAMBRE.
lerer du sdieil^ il n'y a^t plus pour moi de commuDication possible avec aucun être vi— r«nt ; ma lainpe palissait , j'allais aie ooodMr. Qu'on se fasse nue idée de la ferce de l'Hlusioo dimt j'étais piréoccupé; je crus Tioir^ fe vis en effet assis sur le hord de mom lit les personna- <ges qui figurest dans iUstoire de ma chan»bre : la ooiiTersailHos 4pà sVtablit «titre nous trouvera «a plaoe ^^s le ditpitre soivaut^
V1VAN8 ET M0RTfi4 Si
N« Yi. — a5 atfril attaS,