‹ Les hermites en prison, ou consolations de Sainte-PélagieChapitre 23 sur 86 · VIVANS KT HORT · texte numérisé non relu

VIVANS KT HORT

Povc ^«i coHiat kl mUArai ItaaMiMi Mourir tt*e>t pM le plus grand de< malhcturf .

M« DisMovLiitxs.

Dialogue,

JosÉPBiMBi Mina (^), Bonnairb, Duykrgibr,

l'Hërhite.

j osél^HiNfi. — Je ne puis deviner par quel double enchantement je revois le jour, que j'ai perdu depuis plus de huit ans , et' comment je me retrouve avec vous, messieurs, dans cette petite chambre oii je me souviens d'avoir passé quelques jours afffeuiL au temps de la terreur.

Mina. — Ce miracle n'est peut-être pas aussi grand que celui qui me procure le bonheur de revoir encore une fois votre aimable

* Ce chapitre est livré k rimpression lorsque les noavelles informations que nous avons prises nous portent à icroire que ce n* est point le générai Mina eommandant en Espagne , mais son neveu , mort en Amérique , qui a été détenu à Sainte- Pélagie : nous respectons la vérité jusque dans nos réyet.

Sa VIVAN»

majesté; car les morts peuvent revenir, quoi qu'en ait pu dire certain orateur ; mais que des corps comme ceux du colonel Duvergier et le mien se trouvent k la fois en deux endroits différens j voilk ce qu'on appelle le prodige par excellence.

Duvergier. — Ne perdons pas le temps en vaines dissertations pour chercher ^ comprendre l'incompréhensible; et, puisque nous voilb réunis; j contre toute vraisemblance 9 dans une cellule de la rue de la Clef, parlons un peu de cette chère France, 011 madame a du moins eu le bonheur de laisser un souvenir adoré.

Joséphine. — J'ai besoin de cette assurance pour me faire oublier les cîrconstaiices affreuses qui ont empoisonné mes .derniers momens.

J'avais vu précipiter du premiejr trône du .monde l'homme qui m'y avait élevée ; j'avais vu la. France envahie par l'Europe entière, et des (ennemis cent fois vaincus arboi^er leurs étendards sans gloire au sommet du Panthéon français ; pour comble de douleur , mon fils , exilé, n'avait pu recevoir mes derniers soupirs.

Bonn AIRE. — L'auguste Joséphine avait été éprouvée quelques années auparavant par un malheur qui a du lui faire sentir moins vive-r ment le dernier.

. JoftÉPHiNB* *-^ £a me répudiât ^ Fempe*-

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