SUR E. JOUY
tofrrtde, et revmt en France, on A trouva là têrcAvttkmi II enirti en quarlité iiep<»titaitt« iftiffi le régi Dirent de Colpael-- Général kif^n- Certe , et fit la premier catnpagtte 4e là ^«erre 3e la révoluttoil ^ cornait aîde*de-cattip -àMi fieuf enihl^géiiëral O' Mérân , près duquel ft firt dangerensemèttt blelisé au - combat de Bob«secmifâ. Kt)mmë adjui^nt -* gëtiëi:^ ««r !• âiattp de bataitfe , après la prîie de FWuM \ il ftit arrêté qtiel^pes^jourft apré« par les o»4res 9a représentant' du peuple Da^esno&s , pats tondamÀéà mort par eontumace au trtbuacd rëvolufiotmaire de Paris. Il éebappa Buracok lensement à réebafaud, sot le^piel périt son amiie général O* Moran , Tune dés plus honorables victimes de la terreur. R^ugiéen Suisse , M. Jouy passa 8 mois das» la petite -ville de Brecagert^i. Après 1^ -9 thermidor , il rentra en France , reprit du service , et fut nommé chef d'iïtat^m'afor de fantoée sous Paris, commandée par le général Menou'. Dans ta journée fln a prairial , ilcommandait un bataiHon de jeunes gens qu*il avait forfiié lui- 'ibéme , et au(piel il avait procuré des artaes. C'est à cette petite trtmpe que la- ùonv^ntion nationale fut redevable en grande partie du triomphe qu*elle obtint sur tes tenrori^es. An i3 vendémiaire , il fut arrêté et destitué pour être entré en confifrence avec les députés des sections ^e Paris, au camp dé Trou^tfEnfei*.
4 NOTICB
Quinze \omrs après ^ reims en liberté , il fnt i&aLVoyé àXiUe poiur<comm«nder la place ; mais i pei^e arrive , il. y fut arrêté et incarcère de nouveau sons prétexjle de liaisons politiques avec Lord M^lnaesbury , et de connivence ày^ le mii;ist^re anglais. M. Joujf était alors 9 ; ccHpine il e/^t à présent , Tennemi des ti^Uioç étrangères* L*aceusation tomba avec son absurdité , et il fut réintégré dans ses fonctions. ASais, dégoûté par cette troisième per*sécutioà d*une carrière qu*il paraissait devoir parcourir avec édat , il sollicita et obtint sa reta'aile. Le directoire y joignit un supplément de pension pour* cause de blessures et i linson de ses Jionorables services. Il avait <3o ans quand il quitta Tépée pour prendre la plume* En 1800, il suivit à Bruxelles M. de Pontécoulant, premier préfet du département de la Dyle , et seconda avec beaucoup de zèle eet habile administrateur, dont le nom est si tj^ustexÉieut révéré dans un pays qu'il a élevé au -plirs haut degré de prospérité. Uamitié de ^Hv Jfiuy pour M. de Pontécoulantravait seule ;attadié au travail administratif. La nature lui ' destinait .une< autre carrière, celle de la II tt^ j rature, où il entra immédiatement après Ja înomi&alion du préfet de la Dyle au sénat-con* \servat;«ur. Les premiers pas qu*il fit dans la ; carrière académique furent marqués par des «i^ttccès de vogue qu'obtinrent quelques vau-
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dèyilles faits en société avec MM. I>eloncliam(^ et iDIeulafoy. Mais son début dans la canrièM lyrique, le bel opéra de la Festoie^ dassé tdutà-coup^ Fauteur parmi les écrivains draMat^ques dont s^honore la France. Le brevet de Hk dignité littéraire lui fut donne par Tacademie , et ce brevet fut le prix décennal fondé par Napoléon , qui protégeait , encourageai et récompensait tous les genres de gloire. L'opinion publique avait déjà décerné, par uâ suffrage universel, que la années de succès ont continué sans interruption , la palme populaire à ce bel ouvrage , où le poète ne poU-' vai^voir de rival que le musicien. Cest nomxn^' M. Spontini, dont la verve briHatfte^ originale et poétique , a fraternisé d'une mà-« nière s! remarquable avec celle de M. Jony»
La poésie et \à musique sont soeurs. £^s att« teurs de la Festale et de Femànd Cartes Font prouvé. Ce dernier ouvrage partage conslamment les succès de la Festoie , et pr^ente cer* tainement dans le filial du second acte ce Ipie la poésie et la musique réunies ont produit de plus grandiose et de pl^s pathétique. Les opéras des jimazones , musique de MéhuI ; des Abencerrages ^ musique de M. Cherûbini , et des Bayadèresj musique de M. Gatel, «ses deux derniers surtout , ont été très^favorablement accueillis du public , et sont restes au réper* toire. Lé talent de M. Catel , dans ce dernier
(Hivrdge, '$>st vwutré avec, tout le- charme 0t toute la mélodie doofc.il e^t sipiceptibte , et U a a)qfutfi 119 nouvel ,ëclat à la )U$te i*fpuLatioil de ce grand cqmposîteiur, Plusieurs opéras* ^miques ont aussi amusé les loisirs de la muse lyriquedc M/ Jouj, et font partie du répertoidre du Tkéâtre-Fejdeau. Mais une autre nuse ]*appelait sur un autre théâtre. Il donna ^dques comédies, en prose ou en vers au Théitre^Français et J^cdui de l'Odéo^. L'une d*ell^^ grapd ouvrs^e en 5 actes et en vers , r Héritière y est reçue, depuis 2 ans., au Théâti^Français^ Cest une grande scène de mœurs, dont.rexécu^ion a paru, aus apiis qui Foui entendnp , aussi hrilla^e que la coneeptioa en a semblé élevée et philosophique. Mais revenons tfu thé&tre de nqtré académicien. La tcagédils était aussi uti domaine qujç râgemûv de M. Jouj s*était réservé. Il annonces dans son début par la tragédie de Tippao-Saéh^ qu*il avait cooçue dausTIndf , rintention ^es*ourvriiT une route nouvelle entre ces deux gen-^ res^ qile Ton est convenu de distinguerpar les noiiiftd^ classi^u€ et de romantique. Un succès prodigiettif a. justifié cette année le bonheur de cette découverte littéraire. L'iiitroductioo sur la scelle d^un persouoage aussi moâerne Ijtte. Tippoo-SaSf d*une victime coiUempo*wdné de la politique usurpatrice de TAugleterre, parut albrs une audace presque. sacri-^