LA FILLE DE BONNE VOLONTÉ
Ah ! <ie rftmdur k la deTotioii Il n'est qu'un pat.
Volt.
Jju temps de U régesce , vivait ou plutôt fleurissait k Yvetot , une jolie petite fille du nom de Ninétte. S^il fout en. cpoiré son por-^ trait que f^ai sous les yeui ^ en écrivant son histoire^ rien de plus gracieux, de plus ra-«vissant n'avait encore paru dans Pétendue de ce royaume, qui n'avait pas moins d'nne lieue et demie de circonférence, et dont on ne peut prononcer le nom sans se rappeler ce bon petit roi immortalisé par notre Horace... Aux premiers jours du printemps de sa vie , Ninette av^ifr une taille élégante et flexible, un visage charmant, un sourire enchanteur , et les yeux d*une expression si vive et si tendre , qu'un seul de ses regards enfantins annonçait sa destinée toute entière. Elle était orpheline; le gros prieur d'une abbaye du voisinage s'était chargé
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de son enfance , et l'appelait sa njëice depuis qu'elle avait atleint sa quatorzième année.
Le prieur tomba dangereusement malade 5 et, pour des raisons de famille que je n'ai point cherché k approfondir y il se hâta dMIoigner sa niëce ayant qu'une volée de cousins attirés par l'espoir de son héritage ne se fut abattue sur le prieuré. Ninelte arriva k Paris avec le petit bagage et la petite bourse qu'elle tenait delà munificence de son oncle, qui mour rut quelques jours. après son départ.
Les mémoires manuscrits d'où j'extrais cette nouvelle, ne, disent pas ce que devint Niiiette pendant les quatre premiers mois de son sér jour a Paris; je respecterai ce silence de Phis*toire , auquel je ne pourrais suppléer que par des conjectures plus ou moins vraisemblables. La seule a laquelle je m'arrête c'est que 1-aimable enfant, inconsolable de la perte qu'elle avait, faite , avait pris le parti de cacher , dans une retraite profonde , son deuil et sa dou-r leur. Ce qui rend cette supposition très-pro-^ bable, c'est que les roses de son teinta et l'éclat de ses charmes avaient disparu lorsqu'elle se présenta chez les p^sonnes auxquelles le prieur l'avait recommandée, et qui refusèrent de la recevoir.
Niaette avait épuisé ses ressources ^ die cnm^ mençait a désespérer de son sort lorsqu'un beau soir d'été , uoe dame qui la suivait de*-
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puis quelque temps sous les ardades de la Place-Royale , Paborda de la manière la plus affable , et s'insinua si doucement dans sa confiance qu'elle en obtint l'aveu de la situation pénible où se trovrait la pauvre enfant; elle la complimenta sur sa jolie figure : « Ah !
Madame, répondit ingénument Ninette , ce B^cst rien ; si vous m'aviez vue avant.... — • Avant quoi? demanda l'inconnue avec une espèce d'inquiétude. — Avant la mort de mon oncle , reprit Ninette en rougissant. — Vous êtes bien jeune , continua la dame en lui serrant la main; avec un peu de soin et de repos, dans un mois il n'y paraîtra plus : venez chez moi, ma chère petite; vous m'intéressez beaucoup, et je veux vous rendre heureuse. — Hdlas ! bien volontiers, dit Ninette ; » et elle suivit sa généreuse protectrice que son carrosse attendait sur le boulevart; elles y montèrent et descendirent dans un fort bel hôtel de la rue Cultmre-Sainte- Catherine.
Ninette passa quelques semaines dans cette délicieuse habitation sans communiquer avec les jeunes compagnes qu'elle voyait errer autour du pavillon, solitaire qu'elle occupait ; quelquefois elle cherchait avec inquiétude k se rendre compte des attentions, des prévenances singulières dont elle était l'objet. Mais ellç se rassurait en jetant les yeux sur son mi-
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roir ; chaque jour elle devenait plus belle y et la confiance (qu'elle reprenait dans ses charmes 9 passait facilement dans son esprit et dans son cœur.
Quelqu*agrëàble que fut sa situation ^ la so-* litude commeoçait a lui peser, et un |out, en sortant du bain , elle en faisait l'aveu k sa bieufaitrioe qui lui prodiguait elle-même les soins les plus touchans et les plus minutieux.
« Ma fille , lui dit celle-ci 9 le mal est réparé ; la trace du malheur' a disparu^ et la fleur de la jeunesse brille de nouveau sur toute votre personne; il est temps de vous dire qui je suis 9 où vous êtes 9 et à quel honneur je vous destine. Je me nomme la Fillon ; k Yvelot ce nom n'est pas connu , mais îl est célèbre k Paris : je suis l'amie d'un prince 9 et ma maison est une joyeuse succursale de son ministère. »
Ninette n'entendait pas biçn 9 et avait commencé une série de questions auxquelles la dame paraissait ne vouloir répondre que par de grands éclats de rire : on annonça Monseigneur !
« V. E. vient k propos pour me tirer d'embarras 9 âit*elle : Ninette arrive de son village, ou 9 comme eUe dit 9 de son royaume : elle a d'heureuses dispositions k tout 9 et je puis vous assurer qii elle est digne de votre haute protection. T»
Si je ËMsais un..roman je m'amuserais k décrire cette entrevue du plus immoral, sinon du 2 3.
plus erimiMl dé»liiQWiD0»k borvt tte^, «viec ime jeune fffit ê^ fteîiie am j d\nie iopAMUé^ aates haArle -ptMt fi>ip« k » h atrasti teiflWMHr tOM ]e$ honneurs d'une première séduction^ mM c*^t iMie "sitfipk* Meodote q«è fô saocnlt»!; je cite kes fèii^ r le leeMm srckaBgr desiraAeauHiaa
A tou^ â^è, «bftfr UMte» les. flitaifitioiis da la vie , tiire kmme êêmt b seNiânMiit «st. te a teujifurs ph» d'èspm <]«'tuiipnMmciraîaâslie$ aussi Nhiette pàrvmN««ltit' 'm inifÂrjet )k oakiiMsi une p2(95f6n anssè "vtaia <pi'tia hflwne- de <m caftâctère* poti^att l^t^vaitmea^
I( l'a laissa soiis^ la gairde d» Ift Filloa:^ (p^il reûcKt i^petsobfo d^ Aa t;0rfii!« ëb affiot^ .sur qtreV ar gu(^ ^ s«k* ^aaila' dliègna. pion siwèBL aat^ . rait-it' pu éovaf\»t ? SteiiiB oMte.asiara tout! hii était sofitt<b^ M €lMiqlie)Ooriiaiwî)run.«a(]^>aKlr. fidèle de ûe q«ii Vy Âail^ paaséia YtiHtSit
Le cardiâai Dubois, avait, ainiri le prtfaopte dTRorace dad^ FiiMitiitHia dk «el ëfiablisa»^ lîieM :- l'miêt et PagréaUè .s^j teonmiml rén^ nis ; c'I^Hrit ih \k fm «aM<«gBiMK> de pkakir efi dft pofHce ibîtisl^aU<^< : îipv<i^BdiBft.«[ue!le^ fammes gal6iit«s, pttr krar paiidiaM aaittrel. h. lia fausseté-, avaienl «» gniBd: a^amage ans la»
homme», en.aHiîr^ pelilkpaea, et qvbA «ift dlsia té^noirrs noctartiéf^ eu préieDoe ^aijMela lis pliia profond diplomate commet toujours quelfue indisctéHoti. €^t^ peMé^ du» eTwiJÉaJ S^afvait a mené k meti*re m v^tte* daaa u» ogrt<a»»miMh
NiHETTE. Si
Ies< boitâoir» de la- FiUon y qix^affeettoADaeM paoii&ttlimmeDt le» inemlioes an eorpt diplo-- »«tiqiie» Ses» a^QBtf f«mellie9 av«e»* ardk>e de nedottlder de wAe et ^uisî^kéj à une épo<piei o4 se titsttiait^ contre la légitiiinté, une ccmspî*' ratilMi dfiTenue célèbre soua le Bom da manqo» de <kllianiares.
Cspenda»^ l&blit Porto^Carreido* > neveu de l'ainlMi9f«deùr poittagnis, était ' parvieBO à l^rbm* p«r Un SiôtryeijUiaBcedux^avI et de scm nùbis»' trb ;. tdnt était pte^kai^ poisr le triaiuplie de la) cau&e du dtas du lAanle, et ^pu- Yélaéqvez , sm-* crétaire d'ambassade ^ devait paiÈtir avecl'abbé PoPtO'C^rrëro 9 dùis ]anint.9.pcFiirportt9r a Madrid les ddpttcbea de rambÂssaïkar , et le pro^ jet définitif d'une conspiration qui devait re-^ weltre les rèB«é dé la rëgèocé entre les mains d'un bâtard de Louis XI¥« G^te expositioB Siueeinbte était ntfœssaire » PinfteUâgence de la sMÎlie des aveiiCBms de Noielfte*
Bmbbis, pour la diatraive ucdemeut dans la partie séparée de son harem oii elle étaû con-^ firiée , im avait fait douner des maîtres d'agré- :iÉi^it de toute esfwoe'; le bward yxnéax que son miaitve'de desnii^ £iuC aiesi cekii de don Ydas^ quer : la manière doBt il pada de son écoliers piqua ' vivtaneitt la.' louriosieë du jeune secrétafre d'afuBASfiade , étonné de ne paa connaître le trésor roifcrnié dans «n^ maisdn dont il était lin d^ cmnraenaauii Ib phist aaaidiis* Lsa louant 2 3..