‹ Les hermites en prison, ou consolations de Sainte-PélagieChapitre 57 sur 86 · NINETTE · texte numérisé non relu

NINETTE

ges que le vieux mattrede dessfn avait données Îl don Vélasquez devant Ninette produisirent sur elle le même effet; et comme une femme ne connaît pas de mëricis plus grand que celui du gofut qu'elle inspira, et qu'il n'y a guère de faiblesse o& ne se mêle beaucoup de curiosité , le désir de se connaître fut bient&t égal eotre eux. L'or ne tarda pas à lever le seul obstacle qni les séparait : la Fillon ne mit d'autre prix k sa complaisance envers Ninette , que d'être ins* truite exactement des moindres démarches de ce jeune homme , dont elle pourrait être informée par lui-même.

Ninette, qui ne soupçonnait pas Pimportance qu'on pouvait attacher k ces rapports, promit et tint parole.

Cette liaison durait depuis deux mois; don Vélasquez , toujours plus épris de Ninette , manquait rarement de se rendre chez elle vers le milieu de la nuit, et en sortait k la pointe du jour par une porte du jardin dont il avait la clef.

Un soir il arriva vers neuf heures. Sans être moins tendre , son air était sombre, préoccupé; Ninette l'interrogeait; il répondait par des caresses, et laissait éclifapper des mots mystérieux qu'elle recueillait sans les comprendre; la nuit avançait, il la pria de permettre qu'il écrivit quelques mots : Son billet -achevé, il le cacheta et voulut qu'elle en mit elle^aiiême l'adresse, à

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