VINGT. - SEPTIÈME CONSOLATION
Hear«iix qui , MUsfait d« son hnnlile fcrtanc , /» .«
Tit dans Tétat obscur où les dieux Vont place I
Raciite.
Ou£LQUBS semailles après les ëvénemens dont je Tiens de parler, diverses circenstances me décidèrent k quitter New r York, et k établir ma vésidence k Boston. Jfhabitais cette ville depuis neuf ans lorsque je résolus de revenir en Europe ; mais avant d'exécuter ce projet^ je voulus TÎsiter les états de TUnion que )e ne connaissais pas encore , et pénétrer, s'il était possible , dans Pancienne colonie française du Canada. Ce fat dans le cours de ce voyage que je retrouvai mon prisonnier de New-^York« Si je n'avais pas consulté des notes rédigées avec un profond respect pour la vérité, rien ne m'aurait été plus facile que de donner k mes récits un intérêt de roman. Je me serais mis en route sans annoncer d'avance 5 ce. qui devait arriver i je vous aurais promené, de ùrr
DK NEW - YORK. 89 >
▼dgé en riv«ge; noiis aurions traverse ensèm- 'Me les vastes forêts et les lacs immenses ' qui ft^^tendeot au loin dans les régions occidentales de l'Aïaërique du nord. Quel cbamp étcnda pour ^es descriptions pittoresques qui auraient bravé toute critique, puisque personne n'aurait pu en prouver l'inexactitude 1 Un jour nous serions arrivés, harassés de faitigue , au pied de quelque montagne très-es*. carpée. Lk, dans une caverne ^'un aspect effrayant , où l'on ne parvient qu-'avec beaucoup de peine , et en franchissant, k Paide d'un tronc d arbre , un torrent qui se précipite avec in^iâaosité sur. un lit de rochers grankiques^ paurais rencontré mon héros. Étonnement mu* tuel y reconnaissance théâtrale^ scëae ée ml'saathropie , tout aurait contribué k remuer le^ ûnaginatioiis,:et k produire de grands effets. Je me serais peut<-ètre placé k oôté de- M. 1» vicomte d'Arlîncôurt , surtout si j- avais priéquelque poète de mes amis de me fournir une romance de désespoir 9 dont M. Félix Bodin aurait Ifait la miisique. Je me suis volontairelauent privé de tous ces avantages, je ne nà'attaohe qu'aux réalités $ tous les voyageur^i^ne pourraient pas avec justice en «dire autant. ' ', Ce- qu'il y a de certain 5 c'^st que je n'avais oe&sé d'entretenir une correspondance avec le docteur Brovrn*; au Jiout de deux ans, il m'apprit que la grâce -d'Hesuy. FitzAUw venait
^ HISTOPUS DV PRIS(»iNlBR
d'être ae€<^rdëe« La fièvre jaune s'était décknrëc 'k New- York où elle avait fait de grands ra-» vages. He^ury s'était retiré dans une feinAift qu'il cultivait près de Skeen^bar0ugh ^ • cenL-» muiie située sur les bords du lac Champlaiii et qui appartieut ï Félat de New-York. Le docteur ajputait que ce jeune homme avait épt>u5é mi^s Haunali , fille de M* Pattersou dont \& conservais un précieux souvetiir.
En examinant laea itinéraire sur une gnmde carte de l'Ain^ri^ufi du nord^ je vis quapour rentrer dans les États-Unis , je pourrais facile-^ pent m'embarquer k SaUit-tkan^ viUsanglor française dans le bas Canada , k Pemxéniité septentrionale du lac Cbauplaiiiy et priendre tetre au port de Ueensboroogh^ d'où je ga-*gô^rais aass |ieine Albany et Nefw-York. Ce nom de SkeensboroHgh me rappel a. Fit&Allàii et HanAab Paltefs<m* le me proposai de les voir en passant et de prendre leurs éoœiDisBÎons pour New^Yoffk j il entrait un peu de curiosité dans ee projet.
Me voilit donc en route. Après avoir re^ nu>nlé la rivière d'Hudson jusqn'k près de trente lieues de son embouckiire , je me rends k Skenectady; je traverse le territoire du Genessée esi mé dirigeant vers le lac Érié* Ce fîit k m6n arrivée près de oe lac que je rencontrai la tribu indienne des SénécBS qui faisait au^ ""^efois partie de la sainte -alliance des Iro«*