I. Salicylate de bismuth $ grammes
Sous-nitrate de bismuth lo —
Usage externe.
dixième et le vingtième jour, il n'en reste générale ment plus de traces.
Pendant les jours qui suivent l'opération, la régularité du fonctionnement de l'appareil digestif doit être soigneusement surveillée.
Les enfants ont le bénéfice d'une grâce d'état merveilleuse : ils sont opérés, on les reporte à leur lit, et alors même que le chloroforme a provoqué chez eux des vertiges, des nausées ou des vomissements, une heure n'est pas écoulée qu'ils sont gais et naturels ; ils s'amusent ; il faut qu'on les empêche de s'asseoir, comme s'ils ne venaient pas de subir une opération, que quelques chirurgiens rangent encore aujourd'hui dans la catégorie des opérations redoutables.
Le soir même souvent, le lendemain matin au plus tard, ils évacuent spontanément leur intestin.
Dans un tiers des cas à peine, l'intestin est paresseux. La constipation ne s'accompagne ni de douleurs, ni de coliques, ni de ballonnement du ventre. Il n'y apas même de malaise. L'enfant ne se plaint pas ; tout au plus serait-il un peu moins gai qu'à l'ordinaire. L'on relève alors une élévation de température variant entre 38* et j8**,5. C'est d'ordinaire quarante-huit heures après l'opération.
Sous l'influence d'un purgatif léger, en quelques heures, cette température tombe à 37* et même à36%5.
La question de purger les opérés de hernie a été incidemment soulevée en 1892 à la Société de chirurgie : elle n'est pas indifférente, mais elle ne comporte aucune solution systématique. Il faut logiquement s'inspirer des circonstances, dans lesquelles le chirurgien a été amené à attaquer une hernie, et de l'état de l'opéré.
le repos, le calme et le silence, qu'il est d'usage de recommandera la suite des grandes opérations; l'opération radicale de la hernie n'est, dans ses suites, ni une grande opération, ni une opération dangereuse.
Un service de chirurgie infantile ne répond guère à la mélancolie de la légende du séjour à l'hôpital.
En dépit des rappels à l'ordre des surveillantes, les éclats de rire, les chansons, les disputes, les bavardages^, tout cela répand dans la salle une impression d'agitation, de vie, d'insouciance et de gaîté dont le monde s'étonnerait.
C'est au milieu du brouhaha de cette ménagerie tumultueuse que le petit opéré, ramené à son lit, se réveille et ne tarde pas à prendre sa part au tapage général.
Il n'est pas rare même que le veilleur soit obligé, le soir, de ramener à leur lit des enfants opérés dans la matinée, qui s'étaient levés pour aller au bout de la salle converser ou se battre avec les amis. C'est à cette épreuve qu'on peut juger de la nécessité d'un bandage solidement fait.
A dire vrai, cette animation, cette insouciance et cette joie bruyante des voisins ont du bon. Elles relèvent le moral du petit patient, elles le remontent d'autant mieux, qu'il ne souffre pour ainsi dire pas.
Dans la clientèle de la ville, au contraire, entouré des soins les plus minutieux, le petit opéré, enfant de riches, se présente à nous avec une physionomie bien diff*érente.
Dans le regard attendri des personnes qui l'entourent, il devine, avec le soulagement de l'épreuve accomplie, la tristesse de l'heure présente et l'inquiétude de la nuit qui va venir.
Au milieu du silence et de la demi-obscurité de sa chambre, il se voit l'objet d'une sollicitude, dont l'obsession le trouble et l'effraie; il se sent un malade
fini avec les nausées et les malaises qui, chez les adultes, rendent particulièrement pénible la journée et même la nuit, qui suivent l'opération.
Au point de vue de la douleur consécutive, au point de vue de la fièvre, l'histoire des suites de l'opération est d'une insignifiance parfaite. A part une différence due à l'élévation de température du deuxième jour (hyperthermie ab intestino) et à la fièvre passagère causée quelquefois par la vaginalite, nos tracés thermométriques se ressemblent pour ainsi dire tous.
Si les suites de l'opération sont toujours heureuses, nous n'oserions pas prétendre toutefois que la marche régulièrement favorable des choses n'ait jamais présenté d'exception.
Nous avons eu, plusieurs fois, comme on le verra dans les observations, une infection du foyer opératoire avec suppuration.
Nous avons vu quatre fois, à la suite de l'invasion de l'urine, nos sutures cutanées manquer, sur toute la ligne, la réunion immédiate; enfin, une fois, nous avons observé des abcès du scrotum. Avec ces contretemps, la guérison a pu être retardée de quelques jours, elle n'a jamais été ni moins complète, ni moins solide.
Mais ce qu'il faut savoir, et nous devons y insister, c'est que ces à-coups, accidents toujours possibles, malgré l'antisepsie la plus attentive, surviennent silencieusement, sans être annoncés toujours soit par des douleurs notables, soit par des élévations de température.
Là comme ailleurs, l'enfant peut suppurer sans que sa température s'élève d'un degré. Aussi ne doit-on pas attacher aux renseignements du thermomètre,
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rimportance qui leur appartient chez les adultes.
Un de nos derniers opérés Tenfant Stein, âge de dîx-neuf mois, obs. iX; était dans un état parfait au dixième jour de son opération. En découvrant le pansement pour enlever les crins de la suture de la peau, nous voyons sortir par l'orifice qu'avait occupé le tube environ 5 grammes de pus phlegmoneux. C'était une infection locale que ni la fièvre, ni la douleur, ni rînappétence, ni un malaise quelconque ne nous avait annoncée.
L'infection de la plaie n avait même pas exercé une action de voisinage immédiat sur les sutures, qui étaient parfaitement accolées et qui nous ont laissé une cicatrice linéaire.
Nous ne croyons pas qu'un adulte ait pu produire une quantité relativement égale de pus, sans avoir la fièvre, sans être pris de frissons ou du moins sans éprouver un malaise, qui eût appelé l'attention du chirurgien sur l'état de sa plaie.