I. L'ancienne Ozène des Grecs, aujourd'hui OuJjein
société indienne, et depuis longtemps le Bouddha était venu réformer les doctrines.
Ils étaient loin, ces antiques Védas, livres sacrés d'un peuple nomade. Des trois dieux principaux qu'elle avait changés en principes abstraits, de Brahma, Vichnou et Çiva (le créateur, le conservateur et le destructeur), Técole rationaliste avait formé la grande Triade (Trimourti) ; le panthéisme s'établissait avec autorité, et des autels s'élevaient aux dieux multiples dont les grottes d'Eléphanta gardent encore les figures colossales. Vainement les brahmanes retenaient dans leurs mains ambitieuses un pouvoir absolu, terreur des peuples et des rois. Désormais le trouble était jeté dans les traditions védiques et le principe aristocratique menacé dans sa vitalité même '.
L'idiome sanscrit avait changé avec la doctrine; plus flexible et plus riche, il avait laissé de sa précision et de sa force dans les discussions d'école et les subtilités philosophiques. La langue sacrée n'était plus