I . Sakountalâ, prologue, page
sait chanter aux jeunes Israélites les malheurs de Sîon. Mais, dans ces tragédies, le chœur restait un ornement poétique, étranger à l'action ; les Grecs étaient trop raffinés pour employer un moyen qui enlève toute illusion et dont Shakespeare, lui-même, devait plus tard reconnaître l'insuffisance.
Enfin , dernière et piquante ressemblance, les mêmes fantaisies viennent éclore dans le cerveau des deux poètes ; le char sur lequel la nymphe Ourvasî fend les airs, n'est pas moins léger et moins rapide que celui de la reine Mab. Mais, hélas! ces moyens de transport, si commodes pour les immortels, n'étaient guère mieux réalisés sur la scène anglaise que sur la scène indienne.
Voici quelles étaient, en iSgS, les richesses d'une troupe de comédiens en vogue. Quatre têtes de turcs, une roue pour le siège de Londres, un grand cheval avec ses jambes, un dragon, une bouche d'enfer, un rocher et une cage '.