SOUS TERRE — P L ENFER
Nous avons rencontré l'idée de l'enfer à propos des Nibelungen. Le Niflhel germanique représente la même idée que l'Hadès grec, c'est-à-dire celle d'une région essentiellement obscure, habitée par les morts (1). L'étymologie nous a permis de rapprocher ce mot des vieux mots allemands nehiil, nepôl, sanscrit nabhas, grec vsçiXr.jlat. nubes, ayant tous le sens de nuage, nuée, obscurité humide ; il faut nous rappeler d'autre part que l'Hadès grec est baigné par les fleuves infernaux. Il y a donc tout lieu de penser que l'idée d'obscurité et celle d'humidité sont les deux bases essentielles et constitutives de cette conception de l'enfer indo-européen. Sa valeur réelle est vraisemblement celle d'une représentation de la libation obscure, non active, non enflammée.