‹ Les héros du christianisme a travers les agesChapitre 13 sur 222 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

sent abriter aucune révolte. « Je suis , » disait-il , « roi de la terre et de la mer; il ne faut pas qu'une pierre couvre un ennemi sur l'horizon qui m'appartient. »

Cet horizon , Rome le barrait du côté de la mer. Genséric ordonna de faucher T Allas, pour construire une flotte sur le modèle des vaisseaux dont les débris fumaient encore dans le port carthaginois. Ses éclaireurs battant les flots méditerranéens, allaient audacieusement jeter ses menaces aux échos du Tibre. Valentinien les entendit ; mais entouré de périls confus, il ne savait où faire face sans vaciller entre deux gouffres. A défaut des vieilles légions disparues, il leva des murailles neuves autour de Rome et appela dans son enceinte, avec le droit de cité, tous les fugitifs qui n'avaient plus de foyers. Il ne leur confiait à garder que l'ombre de la patrie. Aëtius, dernier bras de l'Empire, fut armé de la dernière épée romaine, et Théodose II promit son secours.

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