‹ Les Heures de Blanche de France, duchesse d'OrléansChapitre 5 sur 26 · N* 1049 des mêmes inventaires · texte numérisé non relu

N* 1049 des mêmes inventaires

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Heures de la duchesse d’Orléans, f. 31.

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Heures de la duchesse d’Orléans, f. 229.

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Mais la meilleure preuve du goût de la duchesse Blanche pour les livres, c’est la dédicace qu’elle reçut du poème intitulé : le Livre royal . Cet ouvrage, composé entre les années 1345 et 1348, n’est aujourd’hui connu que par un exemplaire jadis conservé au Louvre dans la librairie de Charles Y, et qui a été acquis pour le Musée Condé dans une vente faite à Londres en 1901 *. L’auteur, Jean de Chavenges, l’a dédié à Philippe, duc d’Orléans, et à Blanche de France, femme de ce prince. Je né puis me dispenser de reproduire ici le chapitre du Livre royal , qui contient leloge du duc et de la duchesse d’Orléans :

Le XXXIX e chapitre , ouquel présenté V acteur ce livre a madame Jehanne , reyne de France et de Navarre , a monseingneur Phelippe, fil dou roy de France, et a madame Blanche, fille de ma dite dame. (Fol. 103.)

A vostre glorieuse enfance Monseigneur Phelippe de France,

Madame Blanche, vostre famme,

Qui est très bonne et belle dame,

De ce livre vous fais présent.

Que je vous envoy a présent.

A bon droit avez non Phelippe,

Qui toutes mauvestiez detrippe.

Le non emporte Philippus Fidei livore pnsillus.

Combien que soiés fleur dou monde,

Très noble, gracieus et monde.

Néant meins estes champion,

Sergent pour la lui Lion De la loy de crestienté.

En cecy ont leur cuer enté Li noble de vostre lignage,

De tout leur temps et leur aage.

Se nom Phelippe bien querons,

Es Apostres le trouverons,

1. J’ai publié une notice sur ce manuscrit dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes , année 1901, t. LXII, p. 317.

Droit en le witisme* chapitre;

Après le trouverons ou titre De droit civil en la Digeste;

Quintus Mutius en fait feste.

Madame Blanche a non Blancha,

Blanda suavis catholica.

Blanche est et pure comme nois,

Noble duchesce d’Orlenois,

De Valois la douce contesse,

Et de tous biens amasseresse.

Blanche est et douce, n’est pas noire,

Resplendissant comme est yvoire,

Large, discrète, catholique,

Douce a oir comme musique.

Fil de roy de France, elle Fille,

Tele assemblée n’est pas ville,

Ains est plaisant et delitable Et amoureuse et agréable.

A vouz deus présente mon livre,

En non de Dieu, qui tout fait vivre.

De la dame qui le porta,

En li loer granl déport a.

Le livre de leur prophecies,

Sur toutes choses essaucies,

De Lonc champ ama dame Blanche.

M’aint nous elle, par tele planche

Ainsi nostre vie fenir

Que nous puissiens a Dieu venir.

On voit en quels termes Jean de Ghavenges a dédié le Livre royal à Blanche, « la noble duchesse d’Orlenois, de Valois, r la douce contesse, bonne et belle dame, pure comme nois (neige) ».

A la fin du même livre, après avoir longuement raconté une légende relative à la valeur d’une oraison à la Vierge, commençant par les mots O interner ata, qui a eu une grande vogue au moyen âge, et qui se trouve dans des milliers d'anciens livres d'heures, Jean de Chavenges annonce qu’il a voulu la « mettre

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