‹ Les Heures de Notre Dame dites de HennessyChapitre 20 sur 45 · IX. — Miniatures du Calendrier · texte numérisé non relu

IX. — Miniatures du Calendrier

es calendriers contiennent, pour l’histoire des mœurs de nos ancêtres, des indications que l’on chercherait vainement dans les peintures consacrées à retracer des faits de l’Histoire Sainte ou des épisodes de romans de chevalerie. D’autre part, c’est dans ces séries variant de douze à vingt-quatre petits tableaux placés en tête des livres d’Heures, que l’historien de l’art doit aller chercher les développements de la peinture de genre au moyen-âge. En effet, si l’on ouvre des manuscrits du xne, du xme et même du xive siècle, on n’aperçoit, en regard ou en compagnie des signes du zodiaque, qu’un ou deux personnages se livrant à des occupations ou à des passe-temps favoris. Si brèves, si sommaires que soient ces données, elles ne laissent pas d’être du plus haut intérêt, car elles se distinguent presque toujours par leur naïve sincérité et leur grâce charmante. Avec le début du xve siècle, l’enlumineur s’enhardit; il s’évertue même à créer de véritables compositions. A cet égard, il n’est pas d’œuvre plus attrayante ni d’une exécution plus parfaite que le calendrier des Belles Heures de Chantilly, où Pol de Limbourg et ses frères font passer sous les yeux du lecteur une suite de tableaux d’une vérité et d’une finesse admirables. Ces pages serviront encore de

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