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LE LABOURAGE

bord du chemin qui conduit à un monastère, une femme fait l’aumône à une pauvresse. A quelques pas de là, se trouve un groupe d’hommes devisant paisiblement. Plus avant, un promeneur, accompagné de deux enfants, se dirige vers le couvent, dont l’église et les autres constructions en briques s’élèvent au pied d’une montagne.

Dans l’enclos qui entoure le monastère, on aperçoit des religieux vêtus de blanc, portant le camail et le chapeau noirs, et, à l’écart, des cerfs dans diverses attitudes. Des arbres couvrent les flancs de la montagne; d’autres poussent dans les anfractuosités du rocher. Un cours d’eau et, dans le lointain, des habitations posées au pied d’une colline achèvent le paysage.

4. LA CULTURE DE LA VIGNE. — Sujet formant cadre. En haut apparaît le signe du zodiaque, les Poissons, appartenant au mois de février. On travaille dans la vigne. Un vigneron attache les ceps; un second remue le sol du bout de sa pioche; un troisième apporte une lourde charge d’échalas. A droite, se dresse un rocher qui domine le coteau et aux parois duquel sont suspendus des arbustes se balançant dans le vide.

5. LA CULTURE DU JARDIN. — Au premier plan, à droite, un riche propriétaire en houppelande garnie de fourrure, donne des ordres à un jardinier qui se dispose à planter un arbre ; à gauche, une

dame d’une cinquantaine d’années, apparemment la femme du propriétaire, vient d’arriver en compagnie d’une jeune fille; celle-ci porte sur le bras un petit chien.

Au second plan, un homme juché sur une échelle coupe les branches folles d’une charmille; plus loin, une femme travaille dans un parterre entouré d’une clôture en bois ; et on aperçoit un couple qui regagne l’habitation, située au fond du jardin. Cette demeure constitue un type intéressant de l’architecture flamande du xve-xvie siècle. Le pignon à gradins, construit en briques et flanqué de deux échauguettes, est percé, à la partie supérieure, d’une fenêtre cintrée et, plus bas, de quatre fenêtres rectangulaires; l’étage, qui est en saillie, est supporté par trois arcades posant sur des colonnes. A chacune des colonnes correspondent des statues représentant des guerriers armés de toutes pièces. Au corps de logis vient s’appuyer un bâtiment moins élevé; la partie inférieure présente un large passage voûté donnant accès, à droite, à une loge et mettant en communication le jardin avec la cour précédant l’hôtel seigneurial. L’unique étage de la dépendance est construit en bois ; il est dominé par une cheminée sur laquelle une cigogne bâtit son nid, et bien loin on découvre le mâle qui arrive à tire-d’aile avec son butin. Deux paons perchent sur les murs du jardin, tandis que deux grues privées se promènent gravement.

Dans la campagne qui s’étend autour de l’habitation, on voit des hommes occupés à faire des fagots et, dans l’extrême lointain, un laboureur qui conduit son attelage.

6. LES SCIEURS. — Miniature formant cadre. En haut se trouve le signe du zodiaque, le Bélier, correspondant au mois de mars. Deux ouvriers scient un tronc d’arbre dans le sens de la largeur.

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