‹ Les Heures de Notre Dame dites de HennessyChapitre 23 sur 45 · LE TIR A L’ARBALÈTE · texte numérisé non relu

LE TIR A L’ARBALÈTE

Pour s’acquitter de leur tâche, ils ont un genou en terre et l’un d’eux maintient du pied gauche la pièce de support.

7. LA CHASSE AU FAUCON. — Le site où elle se déroule est formé de légères ondulations et entrecoupé de ruisseaux. Au premier plan à gauche, un chêne; à droite, un berger suivi de son troupeau tient son chien en laisse, de crainte qu’il ne trouble le noble passe-temps de son maître et seigneur. Au second plan, un fauconnier s’avance une perche sur le dos et tenant sur le poing un oiseau de haut vol ; à sa ceinture sont suspendus une bourse et un leurre. Plus loin, on aperçoit deux cavaliers; l’un d’eux laisse voltiger son faucon retenu par la longe. Ils sont précédés de deux chiens courants qui ont pour mission de faire lever le gibier et de le rapporter. Au plan suivant un fauconnier, accompagné d’un chien, tient sa perche dressée pour rappeler l’oiseau de proie (1) dès qu’il aura atteint le héron qu’il poursuit. Dans le lointain, on découvre un berger qui garde un nombreux troupeau. A l’arrière-plan se dessine une ville avec ses tours, ses remparts et les flèches de ses églises.

(1) Il s’agit sans doute du falco montanarius ou faucon de montagne; en allemand : Bergfalke.

Dans le roman de Renaud de Montauban, p. 166, il est parlé de cet oiseau de proie : « Et crier par ces perches ces faucons monteniers. »

Gaufrey, p. i5o : « Sur son poing ot le glout . j . faucon montenier. »

« Qui fu de nu pièces. » Cf. i52. Voir t. I, p. 474, Das Hôfische Leben %ur Zeit. Der Minnesinger von Dr Alwin Schultz. Leipzig, 1889.

8. LE BERGER. — Miniature formant cadre. En haut le signe du zodiaque, le Taureau, que l’on rencontre au mois d’avril. Les moutons, les brebis avec leurs agneaux et le robuste bélier quittent le bercail pour gagner les pâturages, favorisés par le soleil bienfaisant du printemps. Le berger arrive ensuite, la houlette à la main, emportant précieusement dans ses bras un agneau nouveau-né qui réclame, sans doute, toute sa sollicitude. De son côté, la ménagère sort de la métairie, précédée de deux vaches; elle emporte deux grands vases en terre cuite.

g. LA PROMENADE SUR LES CANAUX. — Au premier plan se présente une barque ornée de verts rameaux, occupée par une joyeuse compagnie. Un riche bourgeois joue de la flûte, une femme à ses côtés pince du luth; une jeune fille est assise en face de ce couple; la barque est guidée par deux hommes : l’un, à l’avant, ménage le passage sous un pont; l’autre rame tout en chantonnant.

Sur le pont, deux cavaliers, une gente amazone et un piéton, en habits de fête, portant des branches d’arbres, s’engagent sous une porte de la ville. A gauche de celle-ci, sur les degrés qui conduisent au canal, une femme lave du linge et une autre descend pour puiser de l’eau; sur le parapet du quai, un oisif assiste à la rentrée des citadins qui s’en reviennent des champs.

Dans l’intérieur de la ville, on aperçoit une ronde composée d’hommes et de femmes qui célèbrent le Ier mai, des maisons, une flèche d’église avec ses échauguettes ; à droite, des remparts et une église en style ogival forment le fond du tableau. Aujourd’hui encore, les Brugeois aiment à prendre le frais sur leurs canaux dont ils sont si fiers.

Pl. XXII.

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