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douteuses, incertaines ou contradictoires.
Sur chacune des vérités qui intéressent le plus le sort de l’homme en cette vie et dans l’autre, elle aura des explications mille fois plus obscures que les mystères qu'elle veut dévoiler. Pour échapper à un mystère, elle en proclamera dix autres ; pour nier un miracle, elle en affirmera cent autres plus inexplicables et plus difficiles à comprendre ; pour se dispenser de croire à la parole de Dieu et à la doctrine de l'Eglise, elle croira à la parole d’un homme et aux oracles d’un maitre.
Si elle rejette le mystère de la trinité des personnes divines dans l’unité de nature, parce qu’elle ne peut le comprendre, elle acceptera avec une puérile docilité le mystère bien plus incompréhensible du panthéisme ; car s’il est difficile de concevoir comment la nature divine peut se communiquer à trois personnes distinctes, tout en gardant son unité, combien est-il plus difficile encore de s’exp'iquer comment elle veut se communiquer à tous les
ires.
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est-il
comus les
êtres si divers dans leurs formes, si opposés dans leurs actes sans se perdre en quelque sorte dans cette infinie multiplicité !
Si elle refuse d'admettre l'existence de ce péché originel dont notre corps, notre âme et toute notre vie ne témoignent que trop, elle se jettera dans des hypothèses toutes plus absurdes les unes que les autres, pour résoudre cette grande et difficile question devant laquelle se sont arrêtés tous les philosophes : Comment le mal existe-t-il ? d’où est-il venu ? Et plutôt que d’en attribuer l’origine à la volonté libre de l’homme, qui pouvant choisir entre le bien et le mal s’est décidé pour celui-ci, elle ainera mieux en poser la cause en Dieu ou dans une nécessité indépendante de lui, et par conséquent plus forte que lui ; ou bien, pour se tirer plus facilement d'affaire, et pour échapper à toutes les objections q'ie provoque une réponse évasive ou insuffisante, elle niera le mal, et ne rougira pas d'attribuer à une illusion de notre esprit la distinction que nous établissons entre lui et le bien.
cf, #6 ' ñ Li: