LE A
Pr fc
CO N pu de
gi
2e es
— Fan +
. Mes
Le dogme de lincarnation lui paraitra inadmissible. Cependant ne croyez pas qu'elle l’évite malgré toutes ses précautions ; elle le renforcera au contraire en le multipliant outre mesure. Elle enseignera que Dieu est, vit, sent, pense et agit dans tous les êtres qui compasent l’ensemble de l’univers, car les dogmes chrétiens répondent tellement aux besoins de l’intelligence humaine qu’elle ne peut s'en passer, et que toutes les fois qu’elle les nie elle est forcée de leur substituer des erreurs qui leur ressemblent, et qui même le plus souvent n’en sont qu’une absurde exagération.
Ceux qui nient la rédemption de l’homme par le Christ ne sont-ils pas obligés de mettre à la place la rédemption de l'homme par le sang de l’homme, et de poser la force brute qui détruit et verse le sang à la p'ace de cette vertu si efficace qui est dans le sang du Christ et dans sa rédemption ? Ceux qui enseignent que l’homme n'est pas libre vis-à-vis le Dieu, et que les
déterminations de sa volonté lui sont imposées par une volonté supérieure, ne sont-ils pas précisément ceux qui invoquent pour lui dans l'ordre social une indépendance sauvage, qui rendrait impossible toute société, si elle pouvait jamais s’établir solidement quelque part.
Ceux qui ont rejeté l’aütorité de l'Eglise, en l’accusant de vouloir subjuguer et comprimer les esprits par un joug humiliant et intolérable, ne sont-ils pas ceux qui ont attribué au pouvoir séculier cette puissance exorbitante qui, en exaltant l'orgueil de ceux aux mains desquels Dieu l'avait mise, les a jetés dans de si étranges voies ? Car, par un adinirable dessein de la Providence, c'est des ennemis de l’autorité de l'Eglise que suit venues toutes ces déplorables locirines, dont l'application a produit partout une réaction si terrible et provoqué de si coupables excès. L'esprit de l’homme ne se sépare de la vérité que pour toner dans l'erreur, qui en est comme la vontrefacon. La vérité est comme
une montagne au pied de laquelle s'ouvre un abiîme, où sont entraînés tous ceux qui s’écartent de ses sentiers.
Je pourrais facilement passer en revue tous les dogmes et tous les préceptes de l'Eglise, et montre; qu'on ne renonce aux uns et aux autres qi our en admettre de plus difficiles et de plu: pénibies, qu'on ne se soustrait à l’obéissance de l'Eglise que pour devenir l’esclave du monde si déraisonnable dans ses préjugés, si tyrannique dans ses usages ; qu'on ne renonce à l'humilité que pour tomber dans lhumiliation ; qu'on ne rejette la pénitence que pour se soumettre à des austérités mille fois plus dures que celles que l'Eglise a prescrites, conseillées ou permises. Mais vous pouvez suppléer vousmêine à ceux que je suis obligé d’omettre, et admirer la doctrine de l'Eglise autant en en comparant la simple et majestueuse beauté avec la difformité des erreurs qu'on lui a substituées qu’en la contemplant en elle-même.
ivre
qui
vue s de aux re de nne que éraiique ce à umience stérique perousettre, tant euse u'on t en
Voyez tout ce qu'il ressort de gloire et l'honneur pour l’homme, de lumière pour son esprit, de force pour sa volonté, de Joie pour son cœur et de poésie pour son âme de tous ces dogmes qui ont fleuri autour de celui de l'incarnation ! Combien l'homme paraît grand dans le Christ, où la nature humaine a été élevée jusqu'à la personnalité divine ! Combien sa vaieur est augmentée par la rédemption depuis qu’il a été acheté par le sang de l’homme Dieu ! Quel poids et quelle dimension ac quiert sa pensée en s’unissant par la foi à la pensée des siècles! Commesaprière devient un acte auguste et solennel, unie à la prière de Dieu, qui partage sa nature !
Comme les moindres actions de sa vie s’agrandissent et deviennent importantes par la vertu qu’elles tirent de leur union avec celles du Rédempteur ! Quel prix sa Pa:sion donne à nos souffrances, et sa mort à la nôtre !
Dès que vous considérez l’homme du point de vue de la foi, dès que vous le re-
gardez dans le Christ, il vous parait tout autre. Les dimensions de son être et la valeur de ses actes augmentent dans des proportions infinies ; et pour exprimier la transformation que la grâce opère en lui, l'Eglise a inventé un mot qui résume en lui tout le christianisme. Elle appelle surnaturel l’ordre qui est supcrposé à celui dans lequel neus vivons par les sers, reconnaissant ainsi à l’homme la puissan’e de s'élever avec ie secours de Dieu au-dessus de sa propre nature, et de passer par un acte simple de sa volonté daus ve monde infini et éternel où vivent Dieu el les Anges ; et cette ascension de l’homme dans une sphère supérieure, elle ne l’entend pas dans un sens figuré ; bien plus, elle condamnerait comme hérétique celui qui l’entendrait ainsi ; elle enseigne et elle veut qu'on croie que cette exaltation de l’homme par la grâce est réelle et véritable.
Avez-vous jamais examiné quelle immense valeur donne à toutes nos affections
tout et la s des er la l lui, le en e surcel ai 18, 'E- San: 2e Lu-deser par is ve jeu el ummie e l’enplu;, > celui ne vt Itation t véri-
le imections
l’enseignement de l'Eglise sur le purgatoire et sur les relations que la prière établit entre les vivants et les morts ? D’après ce dogme, les liens qui ont attaché notre âme à celle de nos parents ou de nos amis ne sont point rompus par la mort, et les sentiments les plus doux au cœur sont marqués d’un sceau d’immortalité qui augmente singulièrement leur force dès cette vie ; puisque nous savons que nous pouvons continuer d'aimer après leur mort
Ê ceux que nous aimions vivants, et que
notre amour peut leur être plus utile et plus doux après qu'ils ont quitte cette terre que lorsqu'ils l’habitaient encore.
Avez-vous jamais étudié les admirables solutions que l'Eglise nous donne sur les mystères les plus profonds de la nature, dans sa doctrine sur les sacrements, dans sa liturgie, dans ses bénédictions et dans ses exorcismes ? Que sont en comparaison de ce qu’elle nous dit simplement à ce sujet dans ses prières tous les essais d’explications tentés par les philosophes et pàr
les savants ! Voilà ce que c’est que la religion chrétienne : celui qui veut aller au fond de sa doctrine et de son cuite y trouve tout, poésie, art, science et philosophie, tandis que ceux qui n'en considèrent que la surface n'aperçoivent rien des trésors qu’elle renferme. |