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au moment où elle apparaissait ne l’a plus reconnue, et a jeté ce cri lamentable qui a consterné l'Eglise et glacé d’effroi tous les cœurs: Malheur à moi, je me suis trom- | pé ! Le nom de cet homme doit nous être | toujours cher ; que personne ne le prononce dans l’amertume ni dans la haine, mais qu'il sorte au contraire de la bouche Ë de tous les chrétiens comme enveloppé de d prières et embaumé de larmes et de cha- u rité. fe
Le sentiment religieux est à la foi et à l la religion ce qu'est à la lumière radieuse et brûlante du milieu du jour cette lueur douteuse du crépuscule qui semble lutter contre les ténèbres de la nuit. Nous n'’avons pas encore le plein jour de la foi; mais nous en avons l’aurore. La religion Jal ne règne pas encore en souveraine sur üU toutes les intelligenc®s ; mais presque tout Æ te ce qui est jeune, tout ce qui appartient à Æ Sa l'avenir et à l'espérance est travaillé par 8rc un vague instinct religieux, qui, suivi jus-E l'a qu’au bout, mène infailliblement à la foi, R Les
a plus quia us les trom- 1s être e prohaine, bouche ppé de le cha-
foi et à adieuse e lueur e lutter bus n'ala foi; religion ine sur que tout rtient à ilé par ivi juSla foi.
L'impiété bannie de la jeunesse, et poursuivie par Îles mépris de tous ceux qui peuvent encore comprendre la puissance . ie idée, l’impiété se réfugie dans la tête et dans le cœur de ces hommes d’une autre époque qui ont vieilli sans rien oublier, ni rien apprendre, et qui s’imaginent encore être au.temps où l’on regardait comme un génie bienfaisant et comme un ami du peuple cet homme à jamais infâme qui fut l’ami de tous les tyrans et le emi de Dieu.
- Ampiété est vieillie ; elle a perdu le sens ; elle dit des choses incohérentes, comme ces vieillards dont l’âge a affaibli le jugement. Elle parle avec amour du passé qui lui échappe, et avec un dédain jaloux de la jeunesse qui prépare au monde un nouvel avenir. On entend encore de temps en temps sa voix usée et impuissante, que la haine et la colère essaient de grossir ; mais il n’y a pas un écho dans l'avenir qui réponde à ses cris de détresse.
Les jeunes gens qui appartiennent à un
monde meilleur méprisent avec raison ces Q
vieillards obstinés qui regimbent contre RE : l’aiguillon, et qui voudraient retenir la so- D à ciété dans l’ornière boueu:e où l'avait je- € tée le siècle dernier. La religion, au con- L traire, est jeune, tout entière à l'espérance Æ P
et à l'avenir, comme si elle ne faisait que de naître ; elle forme aujourd'hui comme l'atmosphère où vivent les intelligences.
Cette atmosphère est encore vague, incertaine et flottante ; mais tous la respirent comme malgré eux, toutes les poitrines se dilatent pour lattirer, et peu à peu elle pénétrera jusqu'aux parties Les plus intimes de la société.
C'est à vous, jeunes gens, de favoriser ce mouvement vers ! bien. Il ne convient pas que vous restiez comme cloués aux erreurs et aux préjugés du siècle dernier, et que vous restiez parmi ces vieux débris qu'il a légués à notre siècle. Marchez par l’espérance et le désir vers cet avenir que la miséricorde de Dieu vous prépare.
Voyez comme pariout le levain de la foi
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ces itre SO- ]jeconance que mme nces. ncerrent nes se elle times
oriser vient ux erjer, el débris ez par ir que épare.
la foi
commence à fermenter, et quels cris de rage les nouvelles gloires que Dieu réserve à son Eglise arrachent aux vieilles erreurs et aux vieux préjugés, qui sentent chance-
ler la base sur laquelle était fondée leur puissance !
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