COS DE
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mant dans le peuple le sentiment de sa dignité et de sa gloire, qui s'était effacé parmi les peuples que le protestantisme a envahis. Arrivés à l’état d’humiliation où ils étaient réduits, ils ne pouvaient plus sentir l’outrage qu'on leur faisait ; ils avaient perdu ce qui sauve les nations dans les temps d'épreuves, le sentiment de l'honneur ! C’est pour cela qu’ils se livrèrent comme des victimes à la volonté ou plutôt aux caprices des princes, et qu’ils mirent sous les pieds de leurs maîtres leur conscience et leur foi, disposés à abjurer ce qu’ils croyaient quand on le leur commanderait, et à croire ce qu'ils abjuraient dès qu’on les y forcerait.
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