LE GOOTERHEHENT DE JUILLET DEVANT L'EUROPE
Lou il- Philippe el la polltfqne de U paix. — Ditpoaitionc des paissatices do Nord. — L'Angleterre rËConnalt I& premiâra le nooTeaa gouverneineiit. — L'Aulrkhe et M. du Meilernicli : le grand préiAt Je l'Eilrope. Le c«r Nicolas. — Attitude hostile du roi d'Espagne Ferdinand VII. — Le duc de Modène. — Le prioco de Talteyrand est envoyé à Londres ; un praticien de la néi'eKiitiiJflpyrrhonisrae politique. — La Belgique ; son anneiion a la Hollande tàl ISIS — Causes de la révolution de Belgique. — Le principe de non-inlerveniion, La comte MoIé el le baron de Werther. — Irritation des cours du Nord. La Conférence de Londres. Preoiières dâcisions du congrès national belge. Les auzième et douzième protocoles. Les Belges oITrent la couronne au duc de Nemours; refus de Loai»- Philippe. Régence de M, Surlel de Chokier. — La Pologne : le Bj'stème de Darwin s'applique aux gouvernements comme aux indi- , vidus. L'anarchie était la lèpre de la Pologne. La noblesse et les paTEanvw^-
polonais; le Libtrum Vtlo. Prophéties Sobieski, de Stanislas Leczînski. - (771, 1793, 1795. — Le supplice de Poloniâi et le ciar Alexandre. — L'
Jean Casimir Wasa, de Jean démembrements de 'ér.arièlement paliiiqae. — Les eotioû et la défaite de 1B3I. — l U
Conseils inutiles du gouvernement français. Dieu est trop haut e France est trop loiu. — La politique de Loais-Philippe vis-à-vis de la Pologne a été conforme A la raison, à l'intérêt de la France. — Le Piémont et l'Italie. Les Carbonari ; leur insmreciion. M. de Metternicb annonce qu'il interviendra en Italie.
Le nouveau roi que la Chambre des députés, venait avec le concours du peuple parisien, aux acclamations de la nation française, d'élever sur le pavois, se trouvait en présence d'un double et redoutable problème. Quel accueil son gouvernement recevrait-il des
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gouvernements européens? Quelle attitude prendrait-il lui-même, comment parviendrait-il à contenir, i apaiser les passions révolutionnaires, à rassurer les intérêts menacés, à faire renaître le calme et la conflance? De ces questions, de la manière dont elles seraient résolues tout d*abord, dépendait le sort de la nouvelle monarchie. Louis-Philippe le comprenait, et la plupart de ses ministres le sentaient comme lui. II connaissait et redoutait Tentraînement fatal du peuple français pour la politique de conquêtes et d'aventures; il avait vu passer, rapide et désastreux comme un ouragan des Tropiques, l*Empire, cette course au clocher vers la monarchie universelle et les maux qu* entraîne la guerre étaient ineffaçablement restés gravés dans son esprit. Il n'ignorait pas ce qu*il nous en avait coûté de nous poser comme les chevaliers errants de toutes les causes opprimées, ce qu'une politique toute contraire avait rapporté de puissance à l'Angleterre; ses voyages, son rang de prince lui avaient permis d'entrer en relations intimes avec la plupart des souverains, des hommes d'État européeDS dont il démêlait les dispositions, le caractère avec une rare sagacité. Il appréciait avec profondeur l'immense révolution économique qui s'était accomplie sous l'innuoiice de la Restauration : à ses yeux, le cycle héroïque et militaire avait fait son temps; une ère industrielle, toute pacifique, devait lui succéder. Il voulait donc être, hatons-nous de le dire, il fut le roi de Toconomie politique, car la paix dont il eut la passion bien comprise, est le règne du crédit, de la liberté, de la véritable civilisation, et il remplit cette tâche avec honneur, avec gloire.
Mais, pour assurer à la France de si grands avan-