RECHERCHES SUR SES ÉTUDES, SON TALENT, SES ASPIRATIONS
En dehors du travail de Vasari, sur lequel nous reviendrons tout à rheure, la Renaissance n'a consacré à Raphaël que des notices plus ou moins sommaires, des mentions plus ou moins accidentelles. Voici les principaux de ces témoignages, rangés, autant que possible, dans Tordre dans lequel ils ont été composés :
Balthazar Castiglione : Il Libro del Cortegiano (composé vers i5o8; première édition publiée en i528 à Venise; passim).-— Opère volgari e latiney éd. Volpi; Padoue, 1733 (pages 36 1-363 et passim) ; Lettere, éd. Serassi; Padoue, 1769, 2 vol. in-40 (passim).
On trouvera en outre une lettre de Castiglione relative à la Villa Madame dans VElogio storico di Raffàello Santi da Urbino^ du P. Pungileonl, pages 181, 182.
Sur les relations de Raphaël avec Castiglione, voy. VHistoire des plus célèbres amateurs italiens^ de M. J. Dumesnil; Paris, i853, pages 1-210.
Bembo : Epîstolarum Leonis decimi Pont. max. nomine scriptarum libri XVI. Lyon^ i538. In- 12.
On trouve, pages 193 et 246, les deux brefs adressés à Raphaël le !•" août i5i5 et le 37 août i5i6. La correspondance de Bembo contient en outre diverses mentions de Raphaël, relevées par Bottari dans les Le/tere Pittoriche et par Passavant. Rappelons aussi l'épitaphe composée par le cardinal-écrivain.
i6 LES HISTORIENS DE RAPHAËL
Celio Calcagnini : Opéra aliquot. Baie, 1544.
Page 100, lettre sur les travaux d'architecture de Raphaël et sur la restitution de Rome antique. Calcagnini a en outre composé en Thonneur de Raphaël deux distiques latins, rapportés par Passavant, tome î, page 522.
Marc Antonio Michiel (Notifia d'opere di disegno..., publiée par Morelli. Bassano, 1800. Passim).
Voyez aussi les lettres publiées par Cicogna dans les Memorie delV I. R. Istituto veneto di science, lettere ed arti^ 1860, tome IX, pages 401 et suivantes.
J'ai publié dans mon Raphaël^ pages 45 1, 452, le passage relatif aux Loges, et dans mes Tapisseries italiennes^ page 87, celui qui concerne les fameux « Arazzi ».
Voici un extrait de la lettre du 4 mai iSig, également relatif aux Loges : « Raphaële di Urbino ha dipinto im palazo 4 camere dil pontefice, et una loggia longissima, et va drieto dipingendo due altre loggie, che saranno cose bellissime, oltre che ha la cura de la fabricha de San Pietro, che va leuta per il mancar dil denaro. »
Antonio Teba-ldeo (sonnet adressé à Castiglione sur la mort de Raphaël ; publié par le marquis Campori, dans ses Notifie, Voir le titre complet plus loin; Modène, 1870, page i5).
L'Arioste : Carmina (sept distiques latins reproduits par Passavant).
Jean Pèlerin, dit le Viaieur (f 1524): De artificiali perspectiva. i52i.
Simple mention de Raphaël, désigné sous le nom d'Urbain :
O bons amis, trespassez et vivens, Grans esperiz Zeusins, Apelliens, Decorans France, Almaigne et Italie, Geffelin, Paoul et Martin de Pavye, Berthelemi Fouquet, Poyet, Copin, /
André Montaigne et d'Amyens Colin, Le Pelusin, Hans Fris, et Léonard, Hugues, Lucas, Luc, Albert, et Benard,
LE Xyi- SIÈCLE 17
Jehan Jolis, Hans Grun, et Gabriel Vuastele, Urbain, et l'ange Micael, Symons du Mans...
Voyez la Notice historique et bibliographique sur Jean Pèlerin, par M. de Montaiglon. Paris, 1861, pages 60, 63.
Andréa Fulvio : Antiquitates urbis. Rome, 1527.
La préface contient sur les travaux archéologiques de Raphaël un passage qui a été souvent reproduit.
Polidoro Papera (lettre adressée de Venise, le 7 mars i544, à un artiste qui avait copié des fragments de la Transfiguration : Lettere pittoriche^ éd. Bottari, tome V, pages 174-175).
Sébastien Serlio : IlLihro d'architettura (a commencé à paraître en i545).
Ed. de Venise, i55i. In-fol. Livre II, page 1; livre III, pages 36, 37; livre IV, page 3, u il divin Raphaello n.
Tasso (Due leponi di M. Benedetto Varchi). Florence, 1549. In-4<>.
Page 137. « Roma dovè sono tante pitture eccellenti, et la volta de Ghigi, et le camere del Papa, et la cappella di Michelagiiiolo ».
Eloge d'autant plus intéressant à recueillir qu'il fait partie d'un volume écrit en l'honneur de Michel-Ânge, dont les flatteurs évitaient de prononcer le nom et de rappeler les ouvrages de Raphaël.
Michelangelo EIiondo : Délia nobilissima Pittura, Venise, 1549, in- 12. (Traduction allemande publiée à Vienne en 1873).
Folio 16, on lit une appréciation du talent de Raphaël, la plus ancienne probablement qui ait été publiée.
« Délia memoria di Raphaël d'Urbino pittor eccellente, et délia sua impreciabel pittura, et dove. Cap. 10.
Negli anni tracorsi ornai, si presentano alla memoria mia quai son stati
i8 LES HISTORIENS DE RAPHAËL
qaeî pittor famosi, di quai hoggi anchora la fama gli e taie che rappresentando avoi il nome loro meritamente la Iode che si suol dare al perfetto artefice di quai si vpglia loievol et necessaria arte, percioche io aricordandomi di huomini gloriosi veramente, spero, voi anchor a eccitare a simile gloria et fama, se voiimmitarete in cotesta arte questi di quai il nome non gli e per morire, anzi lo loro bana memoria sera fino à gli ultimi possessori délia terra et forase di loro taie, anzi piu lodevol memoria dagli nostri descendenti, che vi si fa hoggi da noi altri, à quai puo parère anchora come di vedergli, impero felici loro, beati loro, che godeno il bon nome et le lodi di inestimabil prezzo, horsu donque pittor miei cari, non perdiate punto, che voi anchora acquistiate la medesima gloria, et Iode con fama immortale, giudicate per ciô la pittura nobilissima délie arti, contemplando la divina pittura di quel Rafaele d'Urbino pittor eccellente, impero andiate a Roma visitando le cose sacre, et ascendiate il meraviglioso et sacro palagio, stanza et albergo del pâtre santo et pontefice Romano al lato del sacratissimo tempio del beato Pietro, discipulo di Jesu, fîgliuolo di Maria vergine, et nostro Redentore, nel loco dimandato Borgo di San Pietro di Roma, perche ascendendolovi, voi trovarete, liete logge, amplissime sale, realissime camere anchora pinte di lavor superbo et raro dal detto pittore, possa discorrendo la città di Roma, spetialmente la via Transtiberina, voi trovarete un superbissimo edificio quai fu gia di uno mercante per nome dimandato Augustino Ghisi, non molto di lunga dalla porta Setignana, impero intrandovi, noi vederete una loggia ornata di bellissime pitture, et partendovi inde, percio non rincrescendovi l'andare, voi ascenderete il colle di San Pietro detto Montorio, et ivi nel tempio trovarete nella pala del altar maggiore, la stupendissinia pittura délia Transfiguratione del nostro signor Jesu Christo, che fece nel monte Thabor, opéra del detto auttore. »
Un fait relevé par Cicognara montre le degré de confiance qu'il faut accorder, en thèse générale, à Biondo : L'auteur du xvi< siècle attribue la Cène de Léonard de Vinci à Mantegna !
Sabba Castiglione : Ricordi, Milan, 1549.
Page 116. « Rafaelo da Urbino, il quale si come fu eccellentissimo pittore, cosi pinse assai, come si vede per Le sue nobilissime opère in Roma, et in moite parti d'Italia, et fuora d'Italia ; et liberamente si puo dire, che in questo fosse la pittura compita et perfetta; et se non che la invidiosa morte troppo tosto il toise dalle humane cose, certo alli nostrt tempi metteva la pittura à tal segno, à quale forse non fu mai alli tempi antichi de' Greci o de' Romani. »
DoNi : Disegno. Venise, 1549. In- 18.
Fort prodigue d'éloges envers Michel-Ange et fort sobre envers Raphaël. Page 40, il mentionne Raphaël parmi une foule d'autres artistes;
page 5i, « le camere di Raffaello d'Urbino »; page 60 v* : u lo per me leggo con più contento il monte (Parnaso) uscito délia vostra penna (Pierre TÂrétin), che io non ho piacere di quello de pennelli di Raffaello ».
DoNi : I Marmi, Venise, i552.
Page 57,, mention sommaire de Raphaël.
Simon Fornari de Reggio : Osservaponî sopra U Furioso delV Ariosto. 1549.
Page 509. Mentionne Tespérance conçue par Raphaël d'être promu au cardinalat, et attribue sa mort à des excès. Les Vite de Vasari ne parurent que Tannée suivante; ce n*est donc pas l'écrivain d'Arezzo qui le premier a mis en circulation la version bien connue sur les causes de la mort de Raphaël.
Georges Vasari :le Vite, Florence, i55o.
Il est à peine nécessaire de rappeler ici que le chef-d'œuvre du père de l'histoire 'de l'art a paru pour la première fois en i55o, puis en i568, avec de nombreuses additions et corrections. La vie de Raphaël n'a toutefois été imprimée à part qu'en 1751, abstraction faite des abrégés qui en ont paru en France au xvii* siècle. Ce sont ces » raphaeliana », les plus anciens en date, quant à leur composition, dont on trouvera ci-dessous les titres.
Sur les sources auxquelles a puisé Vasari, voir un article excellent, trop peu connu, de Fiorillo {Kleine Schri/ten ; Goettingue, i8o3, t. î, pages 83- 99), et le compte rendu de la nouvelle édition de Vasari dans l'Art du 3i juillet 1881.
* Vita di Raffaelle da Urbino, pittore ed architetto, tratta da quelle de pittori, scultori et archittetti, di Giorgio Vasari. Rome, lySi. In-folio.
D'après Fiorillo, qui cite une édition in-folio et une autre in-12.— La même année la biographie de Raphaël, par Vasari, était réimprimée à Rome en tète de la nouvelle édition de Bellori, pages i-lx.
* Vita di Raffaello da Urbino scritta da Giorgio Vasari. Zum Gebrauche bei Vorlesungen herausgegeben von Herman Grimm. Berlin. Ferd. DUmmlers Verlagsbuchhandlung (Harrwitz und Gossmann). 1876. Pet. in-8«, 48 pages.
M. Grimm a publié en outre une édition de la vie de Raphaël, par
Vasari, avec traduction et commentaires, travail dont nous nous occuperons plus loin, dans la section consacrée au xix« siècle, car il forme en réalité un ouvrage original.
La biographie de Vasari a également été réimprimée dans la Biblioteca portatile latina^ italiana e francese. Milan, i825. Voir ci-après.
Paul JovE (f i552) (Raphaelis Urbinatis vita, publiée pour la première fois dans la Storia délia Letteratura italiana de Tiraboschi, et souvent réimprimée depuis).
Jove parle en outre de Raphaël dans ses Lettere volgari (Venise, i56o, fol. 14, i5); une allusion à la salle de Vlnceniie du Bourg se trouve dans les Elogia virorum bellica virtute illustrium; Bâle, i56i, page 46, et une notice sur les tapisseries dans les Vite d'uomini illustri; Venise, i56i, page 143.
u E cosi di gratia vi prego, poi che tanto vi sono affettionato per vostra virtù, che non vogliate attaccarvi a cosi picciole et deboli frondi, quando leggerete le vite del magnanimo Leone et dello invitto Marchese di Pescara, et queir altre piu corte de FilosDÛ del nostro tempo; accioche non si possa dir di vol quasi il simile di quello che disse Raffaello da Urbino a una bella gentil donna, la quale a caso una mattina entrô nel giardino d* Âgostin Ghisi, ove esso pingeva il portico et vi haveva fatto moite figure délie Dee et délie gratie. Et tra 1' altre un Polifemo grandissimo et un Mercurio d' età di tredici anni in circa a similitudinc di quello di marmo, il quale anchora hoggi di vediamo ne la loggia di Leone ; et mirandole et lodandole la gentil donna, corne quella che faceva professione d' essere di svegliato ingegno, disse : Certamente tutte queste figure sono eccellentissime, ma desidererei che per honestà faceste una bella rosa overo una foglia di vite sopra la vergogna di quel Mercurio. ÂUhora Raffaello sorridendo disse, pcrdonatemi Madonna, cheio non haveva tanta consideratione, et soggiunse. Ma perche non havete voi anchor detto, ch' io fac:ia il simile a Polifemo, il quale dinanzi tanto mi lodaste ? Et a questa parolà ognuno, che v' era subito rise, eccetto la gentil donna, la quale per haver nome di savia, come anchora hoggi di la vediamo fresca et gioiosa vedoya, soleva havere più acuto giuditio et miglior occhio aile cose grandi, che aile picciole. Ne molto stette a discendere M. Agostino ; il quale intendendo con grande spasso le parole passate con la gentil donna, come huomo di giudicio, non voile che si dipingesse ne rosa, ne foglia al Mercurio ; ma subito fe pingere un vélo azzurro sotto r ombelico al Polifemo, come hoggi di vediamo, accid V altre donne non s' offendessero dello scoperto, se bene non haveva offeso dianzi (sic) quella gentil donna ».
{Lettere volgari.)
LE XVIe SIECLE 21
Ascanio Condivi : Vita di MicheUAngelo Buonarroti, Florence, i553. In-4\
Edition de 1833, pages 68, 69. «Raffael da Urbino, quantunque volesse concorrer con Michelagnolo più volte ebbe a dire che ringraziava Iddio d'esser nato al suo tempo ; avendo ritratta da lui altra maniera di quella, che dal padre, che dipintor fu, e dal Perugino suo maestro avea imparata. »
Page 82. « Anzi (Michel-Ange) ha sempre lodato universalmente tutti, etiam Rafifaello da Urbino, infra il quale e lui già tu qualche contesa nella pittura, corne ho scritto: solamente gli ho sentito dire, che Rafifaello non ebbe qnest* arte da natura, ma per lungo studio. »
J'ai résumé dans Une Rivalité d'artistes au XVI* siècle (voyez plus loin) les différents témoignages relatifs à la lutte entre Michel-Ange et Raphaël.
Pierre TArétin (f iSSj) {Lettres, tome I«', page io3; tome V, page 64 v<>. D'après Pungileoni, page 262).
Une lettre de février i545 a en outre été publiée par le comte d'Arco : Giulio Romano, page xxxix.
Lodovico DoLCE : Dialogo délia Pittura^ intitolato VAretino, Venise, iSSy. (Réédité à Florence en lySS avec une traduction française attribuée à Nicolas Vleughels; traduction allemande publiée à Vienne en 1871. Nouvelle édition publiée à Milan, en i863.)
Cet ouvrage, inspiré par Pierre TArétin, est une éclatante réhabilitation de Raphaël.
Voyez en outre la lettre de Doice sur Raphaël et Michel-Ange, dans les Lettere di diversi eccellentissimi «ow/wi (Venise, i559) et dans les Lettere pittoriche, édition Bottari, tomeV, pages io8-ii5.
Benedetto Varchi : Orapone funerale.., nelle essequie di Michelagnolo Buonarroti. Florence, 1564. In-4°.
Page 20. et (Michelagnolo) che era modestimo, e conosceva ottimamente ciô essergli procurato (la décoration de la chapelle Sixtine) più per invidia, che per altro pensandosi che egli non dovesse riuscire, ne potesse stare à petto di Raffaello da Urbino, accettô il partito. »
Page 3o. u Sia ciô detto con pace, e di Bramante e di Raffaello da Urbino, e di Baldassarre da Siena, e ultimamente di Ant. S. Gallo; ciascuno de' quali ho io nominato solo per honorare se non loro, i quali son morti ; la memoria loro, la quale è viva; e viverà mcdiante V opère loro, e gli scritti. »
Page 33. « Bramante parte per invidia, parte per favorire Rafifaello da- UrbiDo suo compatriota, amico, e parente, e forse anlivedendo Michelagnolo dovere essere cohii, che, ammendando gl* altrui errori, dovesse far fine alla fabbrica di San Piero cominciata da lui : l'andô urtando sempre per tutte quelle vie, e in tutti que modi, che egli seppe, e potè. »
Pages 39-40. tt E Raffaello da Urbino, il quale nella pittura (se non fusse stato il Buonarroto) sarebbe stato il primo egli, con tutto che havesse voluto competere seco, confessava nondimeno d' havere obligo immortale al Buonarroto; e ringraziava Dio d' essere nato, e vivuto al tempo d' huomo si grande. E in vero la cappella di Sisto, come à tutti gl* altri, insegnô anch* a lui, e fu cagione che egli, lasciata la maniera del Padre e di Pietro Perugino, suo maestro, la quale innanzi al Buonarroto era la più vaga, e la più stimata, si diede à fare, que miracoli, che egli fece. »
François de Hollande (iSiy ou i5i8 — 1584).
Ce peintre-écrivain a parlé de Raphaël dans la première partie de son Traité de la Peinture, terminée en 1549 (voyez Raczynski, les Arts en Portugal; Paris, 1846; pages 7, 22, 54), et dans la seconde, terminée en 1571 (Raczynski, page 60). C'est là qu'il prête à Léon X, probablement d'après Fornari, Vasari et Dolce, le projet d'élever son peintre favori au cardinalat. Un exemplaire de l'ouvrage de Vasari contient également quelques notes manuscrites curieuses de François de Hollande sur Raphaël.
Benvenuto Cellini (f iSyi) : Vita (Éd. Tassi, tome I, pages 74, 75, 78, 84, 102, 124, 434).
Détails intéressants sur les élèves de Raphaël et sur les études faites par Benvenuto d'après les fresques de la Farnésine.
F. Leandro Alberti : Descrittione di tutta Vltalia. Venise, i568.
« E la cittàd'Urbino molto civile et assai honorevole d' edifici, et ha buono, et fertile territorio, et molto producevole di buone, et saporite frutte. Sono usciti d' essa città huomini, che per le sue virtù V hanno fatta nominare, tra i quali è stato Rafaël ottimo pittore, che si potea ragguagliare a quegli antichi pittori da i letterati nominati, et esaltati. come chiaramente si puô dar giuditio dall' opère da lui fatte per Italia, et massimamente in Roma nel palagio del Papa presso S. Pietro. Passô di questa vita gli anni passati (Fol. 294). n
Jacques de Strada, de Mantoue (Sebastiani Serlii Bononiensis architecturœ liber septimus).,, Francfort-sur-le- Mein, 1575.
Préface. . . « Andai à visitar Madonna Catharina, che già fù moglie di Pierino del Vagha, pittore del Papa» stato nel suo tempo il primo che fosse in Roma, et in sua vita mio amicissimo. E discorrendo con ella délie robbe del suo marito morto, la trovai disposta di voler vender tutti li suoi disegni più presto à me, che.à chiunque ella conoscesse : non volendo che mai tante fatiche rimanessero in Roma, et altri sene facessero honore : Siche due casse di disegni comprai da lei tutti fatti a mano : dove erano tutte le fatiche ch* egli giamai fece, et moite ancora di Raffael d'Urbino, già stato suo maestro. Fra questi disegni ne trovai una grandissima quantité d' architettura, tanto di quegli di Roma, quanto di Francia, et altri luochi délia Italia. Hor partendomi di Roma per ritornarmene in Alemagna, passai per Mantova, et aniai a riveder Rafifaello, che fu figliolo di Ciiulio Romano... e per tanto non mi fù molto difficile Y impatronirmi di tutti li disegni che furono di suo padre, alui stati lassati, dove erano raccolte le più belle cose que havesse Raffael d'Urbino, già stato suo maestro : oltre poi a quelle di sua mano e massime di cose d' architettura, tanto antiche quanto moderne. E convenuti del prezzo, glie le pagai. »
Passage inconnu aux biographes de Raphaël, et dont l'importance n'échappera à personne.
CiAccoNio : Historia titriusque beîli dacici a Trajano Cœsare gesti.
Préface datée de 1576 : « Cum autem (per) tôt sscula nullus excogiiasset, aut manum admovisset, ut hsc in publicum prodirent, Raphaël Urbinas celeberrimus pictor, et ejus discipuli Julius Romanus et Joannes Franciscus Polydorus, multa diligentia, operaque adhibita, antigraphiam hujus columnae extraxere, multa ex ea in suos usus et picturas et illarum venustatem et ornamenta transferentes. »
L'éditeur ajoute de son côté, dans Tédition de 16 16, la seule que j'aie sous les yeux : « Hanc igitur Traiani columnam (ut de altéra sileatur), humanissime lector, descripserat olim Julius Romanus, pictor egregius quem Raphaelis squalem fuisse scimus. Eam descriptionem secutus Mutianus, Alfonso Ciaconio, eruditissimo viro, viam aperuit ad ea exponenda latine, quae in opère tam spisso ac vario continerentur. »
Blaise deVigenère: Les Images, Paris, iSyS. In-40.
Cite, page 121, mais sans y insister, le Banquet des dieux de Raphaël d'Urbin. Nul doute qu'en parcourant attentivement les commentaires prodigués par l'auteur on n'y découvre d'autres mentions de Raphaël. Pour moi, je l'avoue sans rougir, je n'ai pas eu le courage de lire jusqu'au bout cet abominable fatras. Il est des limites à la patience, même en matière de bibliographie.
Promptuaire des médailles des plus renommées personnes qui ont esté depuis le commencement du monde. Lyon, i58i. In-40.
Tome II, page 211 : Médaille représentant Raphaël, avec une notice de dix lignes, extraite de Vasari. Cette médaille, reproduite dans l'édition italienne publiée la même année à Lyon (Prontuario...), manque dans l'édition de i553.
Bernardino Pino : Nuova scelta di lettere. Venise, i582.
Tome I*' page 297, 298: deux passages rapportés par Pungileoni, Elogio storicOf page 259; tome II, page 249 : la lettre de Raphaël à Castiglione sur le Triomphe de Galathée,
Raphaël Borghini : // Riposo. Florence, 1584.
Dans rédition de Reggio (1826), la biographie de Raphaël, qui n*ett guère qu'un extrait de Vasari, occupe les pages i3i à 141 du tome II.
Alessandro Lamo : Discorso.. , intorno alla scoltura et pittura. Crémone, 1584 (p. 28, 32).
Gio : Paolo Lomazzo : Trattato delV arte de la Pittura, Milan, 1584. In-40.
Le nom de Raphaël revient toutes les trois ou quatre pages. Voir notamment pages 358, 477, le passage relatif au mariage d'Alexandre et de Roxane.
Gio : Paolo Lomazzo : Libro primo de grottesche. Milan, 1587. In-40. (Recueil de poésies.)
Page 92, « Di Rafaello Santio»; page 121, « a maldicenti di Rafaello*; page 122, « ai medesimi». Voyez en outre, p. 91, 96, 97, 102, 126, 137, 400.
Gio : Paolo Lomazzo : Idea del tempio délia Pittura, Milan, iSgo. (Passim.)
Marc Antoine Muret (f i585) : Poemata varia^ éd. de Leyde, 1789.
Page 768. Cinq distiques latins, publiés par Fiorillo, Gesch, der Malerei, tome !•••, pages 107, 108, et par Passavant, tome I»', page 523.
Armenini : De' veri precetti délia Piltura, Ravenne,
Observations intéressantes sur les ouvrages de Raphaël. Voyez entre autres les pages i5, 65, 72, 83, 84, 112, 175, i85, 199, 200, 2o3, 204, 207, 222, 224, 247, 260, etc., de l'édition de Pise, 1823.
Paolo Mini : Discorso délia Nobilta di Firen^e e de Fiorentini, Florence, iSgS. In-12.
Page 107. « Fra Bartolomeo frate di S. Domenico del convento di S. Marco, la vaghezza, e la pulitezza del colorire, onde Raffael da Urbino, e Michelagnol Buonarroti lo stavano à veder colorire con estrema meraviglia cd attenzione. »
Page 108. « Onde non senza ràgione il cartone che egli (Michel-Ange) fece délia guerra di Pisa fù già la guida fin di Raffaello da Urbino. »
Comme la jalousie florentine contre le brillant Urbinate perce partout dans ces écrits du xvi* siècle!
Origine et progresso delV Accademia del disse gno de pittoriy scultoriy et architetti di Roma.,, raccolti da Romano Alberti, secretario dell' Accademia. Pavie, 1604. In-4«.
Page 60. Conférence de 1594., de Giovanni Battista Navarra : éloge de Raphaël, en cinq lignes.
J. J. BoissARD : / Pars Romanae urbis topographiae, 1597, in-foL
Tome !•••, page 16. « Praeter caîtera maxime commendatur pictura illa quae videtur in deambulacris : qua expressus est Constantini conflictus cum Maxentio ad Pontem Milvium : et alia plurima monumenta quae Romae rcliquit Raphaël Sanctius Urbinas, pictor sua œtate laudatissimus, de quo scripsit posta italus : timuit (etc.)... licet hoc elogium nonnulli ad Michaelem Ângelum Bonarotum transferre malint. »
Page 19. La Transfiguration de Raphaël.
Page 35. Raconte au sujet du Bacchus de Michel-Ange et de Terreur commise à ce sujet par Raphaël une anecdote évidemment fondée sur une confusion.
Page 78. « In hoc Pantheo sepultus est Raphaël Sanctius Urbinas, pictorum nostri ssculi princeps. »
Page iio. « Super cornicibus illius cœnaculi (cardinalis Carpensis) repositas sunt tabulas in quibus opéra pictorum celeberrimorum totius Italix cognoscuntur, ut Raphaelis Maffaei {sic) Urbinatis, Michaelis Angeli Flore ntini et aliorum» »
On trouve en outre à la suite du premier volume une gravure de Ylsaîe, inconnue, ce semble, à Passavant.
Notre Michel de Montaigne, par contre, qui visita Rome en i58o-i58i, réserve son admiration aux productions de la plastique. « Ce sont, dit-il dans son Journal de voyage en Italie, les statues qui m'ont le plus agréé à Rome. »
M. Lûbkc a fait la même constatation pour les voyageurs allemands du XVI* siècle [Geschichtc der Baukunst, de Kugler, tome V, page 43) : ils semblent ignorer l'existence de Raphaël.
Dans les descriptions de Rome au xvi« siècle on ne rencontre que de loin en loin le nom de Raphaël : l'attention de leurs auteurs est absorbée soit par les monuments antiques, soit par les souvenirs du christianisme naissant. Aldroandi, dans le Antichità délia città di Roma, de Lucio Mauro (Venise, i562, page 208), s'exprime comme suit au sujet des collections du cardinal de Carpi : « Fanno fregio intorno à detta stanza bellissimi quadri di pittura di man di Rafaello d'Urbino con molti ritratti d'huomini famosi venuti da pittori illustri, fra quali si vede quel di Papa Paolo III e Carlo V imperatore. » — Montjosieu prononce en passant le nom de l'Urbinate, à propos de la comparaison des peintres de son temps avec les peintres anciens (Ludovici Demontiosii Gallus Romae hospes^ Rome, i585; Pictura, page 7) ; Pompeo Ugonio mentionne son tombeau (Historia délie stationi di Roma; Rome, i588, fol. 3j6). Schrader, en signalant la Transfiguration (ad altare magnum tabula picta ascensionem Salvatoris exprimens eximiae picturse, addita inscriptione : divo Petro principi apostolorum illustriss. Medices cardinalis vicecancellarius DD. Anno domini MDXXIII), ne prononce même pas le nom de Raphaël {Monumentorum Italiœ,,. libri quatuor; Helmstadt, 1592, fol. 167 v°). Même remarque au sujet de la chapelle Chigi (fol. 160 v°). Ailleurs Schrader rapporte répitaphe de T. Zuccheri au Panthéon et omet celle de Raphaël (fol. 161 v<»), ou mentionne les peintures de Michel-
Ange, sans signaler celles de son émule (fol. ii3 v% 114). A la fin du siècle enfin, nous voyons le nom de Raphaël s'introduire dans les guides. Ultinerari Italiœ rerumq. romanarum libri tres^ de François Scholt (in- 12, Anvers; 1600), mentionne la salle de Constantin, a opus Raphaelis Sanctii Urbinatis » (page 192); il rapporte aussi Tépitaphe du maître (page 164), mais comme se trouvant à la Minerve, erreur répétée dans plusieurs guides. Le nom de Michel- Ange revient déjà à chaque page. Schott mentionne en outre, dans le palais du cardinal Rodolphe Pio di Carpi, au Champ-de-Mars, un portrait de Raphaël : « Hic et praestantiss. Italiae pictorum imagines conspiciuntur, Raphaelis Urbinatis, Michaelis Angeli Bonaroti et aliorum (p. 263). » Rapprocher ce témoignage de ceux d'Aldroandi et de Boissard.
L'auteur du Voyage de monsieur de Rohan (iSqq), dont une copie manuscrite est conservée au British Muséum, s'exprime ainsi au sujet des fresques du Vatican : « Sixte fit la chapelle, où est ce tant loué jugement de Michel Ange et autres siens ouvrages, auxquels ceux du grand Raphaël sont joints pour prendre lustre les uns des autres. Les galeries dorées et peintes sont de Léon X. »
A la suite des jugements portés sur Raphaël par les critiques d'art, nous devrions faire figurer ceux qu'ont formulés ses confrères, les artistes. Nous aurions ainsi à passer en revue tous les peintres, sculpteurs, architectes, qui ont eu l'occasion d'exprimer leur manière de voir sur leur illustre émule, depuis Francia, Michel-Ange, Sébastien del Piombo, Albert Dlirer, le Corrège, jusqu'au Rosso, que ses attaques contre la mémoire de Raphaël obligèrent à quitter Rome, jusqu'aux disciples qui voulurent être enterrés près du tombeau de leur maître vénéré.
Mais il faut savoir se borner, même en matière de bibliographie; c'est pourquoi nous nous contenterons de
signaler cette recherche à nos successeurs, sans songer à l'entreprendre ici.
Pour compléter la série des témoignages du xvi« siècle, il nous faudrait encore mentionner les lettres d'affaires, pièces comptables et autres documents du même genre publiés par les différents savants qui se sont voués à l'exploration des archives, depuis Bottari, Fea, Pungileoni et Gaye, jusqu'au marquis Campori et à M. Milanesi. Mais comme ces ouvrages se trouvent dans toutes les mains, et que d'autre part nous ne nous occupons ici que de témoignages offrant un caractère littéraire, le lecteur nous dispensera de les faire figurer dans notre bibliographie.
LE XVll® SJECLE.
Si, pour le xvi« siècle déjà, nous avons dû renoncer à produire tous les témoignages relatifs à Raphaël, à plus forte raison sommes-nous obligé de faire un choix parmi les ouvrages publiés au siècle suivant. Il n'est plus guère de livre d'art qui ne contienne une appréciation plus ou moins étendue du talent du maître : les relever toutes aurait été grossir sans utilité notre travail.
En thèse générale, on peut dire qu'au xvii« siècle la discussion devient plus serrée, plus régulière. Bientôt des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture s'imposeront la tâche d'analyser, dans des conférences, les qualités de tel ou tel chef-d'œuvre du maître. L'exégèse raphaélesque, restée stationnaire depuis Vasari, réalise de son côté un progrès sensible, grâce aux efforts de Bellori, qui, le premier, essaie d'expliquer dans leurs moindres détails les compositions des Stances, des Loges et de la Farnçsine,
Karel Van Mander : Het Schilder-Boeck, Harlem, 1604 (foL II 7-1 21 v«).
Federico Zuccaro : Lamento délia Pittura, 1604.
Six vers italiens publiés par Passavant, tome I", page 524.
Federico Zuccaro : Uldea de* pittori^ scultori, et architetti, Turin, 1607. In-folio.
Essai d'esthétique transcendante; il est surtout question de Raphaël dans la deuxième partie, pages 18, 26 et 28.
Francesco Bracciolini : Lo Scherno degli dei. Venise,
Chant XVII, str. 8, quelques vers sur la Farnésine : Cf. Foerster, Famésina-Studien, page 128. ^
Vincencio Carducho: Dialogos de la Pintura. Madrid, i633. In-40.
Page 57, V*.
Francisco Pacheco : Arte de la Pintura. Séville, 1649. In-4<>.
Voyez surtout pages 162, i65, 216 (compare Michel- Ange à Dante, Raphaël à Pétrarque), 237, 241, 243, etc., etc. Fn plusieurs endroits, par exemple page 23, il considère Léonard de Vinci comme le maitre de Raphaël.
ScANELLi : // Microcosmo délia Pittura. Césène, 1657. In-4».
Voyez la table. Page 33. on lit : « si dà a conoscere, come vano il sentimento del Vasari in credere, che Rafaello sia stato scolare di Michclangelo, e di Leonardo da Vinci e non sia giunto ail eccellenza de* medesimi maestri : per essere stato in fatti più eccellente, e perfetto».
* Abrégé de la vie de Raphaël Sanzio d'Urbin, très-excellent peintre et architecte : où il est traitté de ses œuvres, des stampes qui en ont esté gravées, tant par Marc-Antoine Bolognois qu'autres excellent (sic) graveurs. De l'origine de la gravure en taille-douce, avec une adresse des
3o LES HISTORIENS DE RAPHAËL
lieux où les principaux peintres italiens, descrits par Vasari , ont travaillé. Traduit d'italien en François , par P. Daret, graveur. A Paris, chez Tautheur, sur le quai de Gesvres, au Rossignol. i65t. In-i8, xii-120 pages; 3 grav. dont un portrait de Raphaël et un de Marc-Antoine.
Collection de M. Georges Duplessis. P. i-5, préface; p. 7-12, au lecteur ; p. 1-68, abrégé de la vie de Raphaël ; p. 70 et suiv., stampes ou pièces gravées par Marc- Antoine. — Heinecken, Dictiannaire des Artistes, t. IV, p. 5 12, cite une édition de 1607, dont Texistence me parait problématique, les ouvrages de Daret ayant tous paru vers le milieu du xvii* siècle.
BoscHiNi : La Carta delnavegar pitoresco, Venise, 1660 (pages 45, 324).
Abraham Bosse : Le Peintre converty aux précises et universelles règles de son art. Paris, 1667. In-S® (pages 18, 3o, 3i, 33, 36, etc.).
* Idée de la perfection de la peinture démonstrée par les principes de Tart, et par des exemples conformes aux observations que Pline et Quintilien ont faites sur les plus célèbres tableaux des anciens peintres, mis en parallèle à quelques ouvrages de nos meilleurs peintres modernes, Léonard de Vinci, Raphaël, Jules Romain, et le Poussin, par Roland Fréart, sieur de Chambray. Au Mans, de l'imprimerie de Jacques Ysambart, marchand libraire, et imprimeur, demeurant au bas du Pont-Neuf, à l'enseigne du Saint-Esprit. MDCLXII. In-40; préface-avertissement et 1 34 pages paginées.
Ouvrage traduit en anglais en 1668 et en italien en 1809. Il est surtout question de Raphaël dans les pages 23, 3o, 92 et suivantes.
FÉLiBiEN DES AvAUx : Entretiens sur les vies et ouvrages des plus excellents peintres^ anciens et modernes, Paris, 1666- 1688. 5 vol. In-4<>.
Voir surtout le tome I, pages 248 et suivantes de l'édition de 1666, pages 291 et suivantes de l'édition de 1725.
LE XVII» SIECLE 3i
Charles Le Brun (le Saint Michel de Raphaël; conférence faite le 7 mai 1667 et rédigée par Félibien qui Ta publiée^ en 1667, dans ses Conférences de V Académie de Peinture; réimprimée dans les Conférences^ éd. Jouin. Paris, i883, pages 1-12).
Nicolas MiGNARD (la Sainte Famille de Raphaël; conférence faite le 3 septembre 1667. Jouin, ouv. cité, p. 28-39).
Ch. Alphonse Du Fresnoy : l'Art de Peinture^ traduit en françois. Paris, 1668. In-8<».
Hos apud invenit Raphaël miracula summo
Ducta modo, venerèsquc habuit quas nemo deinceps.
Vefs 519, 520; voyez aussi pages 160- 161.
De Champagne (Sur un tableau de Raphaël représentant l'Enfant Jésus, la Vierge, sainte Elisabeth et saint Jean. Conférence faite le 2 mars 1669 à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture).
Nocret (Sur TEnfant Jésus, la Vierge et saint Jean, de Raphaël. Conférence faite le 6 avril 1669 à TAcadémie royale de Peinture et de Sculpture).
Molière : La Gloire du Val-de-Grâce (1669).
Et Jules, Annibal, Raphaël, Michel-Ange,
Les Mignards de leur siècle (!), en illustres rivaux,
Ont voulu par la fresque ennoblir leurs travaux.
Marquis de Seignelay (Relation de son voyage d'Italie en 1671 ; Galette des Beaux- Arts, i865, tome I, page 363, etc.)
J. B. Silos: Pinacotheca sive romana pictura et sculptura. Rome, 1673. In-i2.
L'auteur décrit en vers latins un certain nombre d'ouvrages de Raphaël (plusieurs de ses compositions sont réimprimées dans l'édition française de Passavant, tome I, page 565). Voyez les pages 11, 12, i j, i5, 16, 18, 35, 43, 45, 80, 81, 86, 93, i39, 157.
* Le finezze de pennelli italiani, ammirate, e studiate da Gîrupeno sotto la scorta, e disciplina del genio di Raffaello d'Urbino, con una curiosa, ed attentissima osservatione di tutto ciô, che facilmente possa riuscire d'utile, e di diletto à chi desidera rendersi perfetto nella Teorica, e Prattica délia nobir arte délia Pittura. Opéra di Luigi Scaramuccia Perugino, Pittore, con alcune massime ô siano ricordi nel fine degni di rifiessione. Air illustriss. ed' eccellentiss. Sig. Sig. e Pat. colendiss. il signor Gerolamo Nicolo Botta Adorno... In Pavia, per Gio. Andréa Magri stampatore délia città. S. d. (La dédicace est datée du i5 janvier 1674.) In-4°; H 1-+4; 216 pages, plus les tables non paginées.
II est question de Raphaël, pages 2, 8, 9, 54, 69, 82, 83, 86, 134, 140, 167, 173, 177, 181.
* Recherche curieuse de la vie de Raphaël Sansio d'Urbin, de ses œuvres, peintures et stampes qui ont esté gravées en taille-douce par Marc-Antoine Bolognois et autres graveurs : avec une adresse des lieux où les principaux peintres d'Italie ont travaillé, décrite par George Vasary. Et un petit recueil des plus beaux tableaux , tant antiques que modernes, architectures, sculptures et figures qui se voyent dans plusieurs églises, rues et places publiques de Lyon. Le tout recueilli par L de Bombourg, Lyonnois. A Lyon. Chez André Olyer, en rue Tupin, à la Providence. 1675. In-i8. Préface; i — i25 pages.
Bibliothèque de TEcole des Beaux-Arts. Une édition de 1709, de tout point semblable, se trouve au Cabinet des estampes; seul le titre contient une légère modification ; à la place du nom d'André Olyer on y lit celui d'« Antoine Besson, libraire, rue Tupin, près le Logis de l'Empereur ».
L'abrégé de la vie de Raphaël occupe les pages 1-48; la description des « stampes » les pages 49-90. L'ouvrage est la reproduction presque textuelle de celui de P. Daret.
Michel de Marolles : le Livre des Peintres et Graveurs. Paris, 1677.
Edition Duplessis; Paris, 1872, pages 17, 40, 47, 61.
LE XVIIe SIECLE 33
Malvasia : Felsina pittrice. Bologne, 1678. 2 volumes in-4'.
Voyez la table. Les attaques de Malvasia contre Raphaël et surtout Tépithète de « boccalaio » (potier) donnée au plus grand des peintres ont de bonne heure provoqué d'énergiques protestations. Parmi elles il faut citer en première ligne l'ouvrage de Vittoria,- composé en 1679, mais publié en 1703 seulement.
C'est dans l'ouvrage de Malvasia qu'ont été publiés pour la première fois la lettre de Raphaël à Francia (tome I, pige 45) et le sonnet de ce dernier, sonnet contre l'authenticité duquel se sont élevés des doutes sérieux.
* Osservazioni sopra il Libro délia Felsina pittrice per difesa di Rafïaello da Urbino, dei Carracci, e délia loro scuola. Pubblicate, e divise in sette lettere da D. Vincenzo Vittoria, patrizio Valenziano, e canonico di Xativa. In Roma, MDCCIIL Nella stamparia di Gaetano Zenobj, délia Santità di N. S. Clémente XI intagliatore, nella gran curia Innocenziana. In-8*; 114 pages, avec une gravure.
Les lettres portent la date de 1679. L'ouvrage a été réimprimé à Bologne en 1841. — Vittoria est en outre l'auteur d'un catalogue de l'œuvre de Raphaël, conservé en manuscrit dans la Bibliothèque de Windsor.
Joachim de Sandrart : Teutsche Académie. Nuremberg, 1 675-1679. In-folio.
Ed. de i683. Pages 26, 29, 12O; I25. N'est guère qu'un extrait de Vasari.
Charles Perrault : Le Siècle de Louis le Grand (1687) :
Dans le siècle passé, des hommes excellens
Possédaient, il est vrai, vos plus riches talens.
L'illustre Raphaël, cet immense génie,
Pour peindre eut une force, une grâce infinie,
Et tout ce que forma l'adresse de sa main,
Porte un air noble et grand, qui semble plus qu'humain.
Quelques vers plus loin, Perrault semble cependant mettre Le Brun audessus de Raphaël, ce qu'il fait expressément dans son Parallèle des anciens et des modernes, publié en 1688- 1698. Voy. Rigault, Histoire de la querelle des anciens et des modernes; Paris, i856, page 188.
Philippe Baldinucci (f 1696) : Notipe de* Professori del disegnoda Cimabue in qua, Florence, 1681-1728. 6 volumes in-40.
Dans rédition de Milan (1808-1812), la biographie de Raphaël occupe les pages 226 à 242 du tome VI.
Isaac BuLLART : Académie des Sciences et des Arts, Bruxelles, 1682. In-fol.
Tome I, pages ^59-362 ; avec un portrait de Raphaël peint par le Titien (!).
* J. P. Bellori : Descripone délie imagini dipinte da Rafaello d'Urbino. Rome, 1695.
Nous ne faisons que rappeler ici, à la place qu'il occupe dans Tordre chronologique, l'important travail de Bellori. On eu trouvera le litre complet dans la seconde partie de ce catalogue: fresques et mosaïques.
De Piles : Abrégé de la Vie des Peintres, Paris, 1699. In-S^
Edition de 171 5, pages lôS-iyS.
Florent Le Comte : Cabinet des Singularité^, Paris, 1699-1700. 3 vol. in- 12.