Le Niémen fiows through parts of Prussia and Russia
3. Alexander was Czar of Russia from 1801 to 1825. He was born in
4. Barclay de Tolly, who was born in Scotland and seryed in the Russian army, was considered one of the most skilful tacticians of his time (1755-1818).
de concert avec Alexandre, le plan d'une retraite victorieuse qui, sans livrer à Napoléon autre chose que de la terre nue et des cendres, conduirait pas à pas ces huit cent mille hommes, décimés jour par jour sur une route de huit cents lieues, dans le piège de glace où le vide, la faim et l'hiver devaient les achever. I,a nature indiquait d'elle-même ce plan à la Russie, défendue par son immensité et par ses frimas ; mais ce fut un généreux sacrifice de gloire qu'Alexandre et Barclay de Tolly firent à la patrie russe. Napoléon, malgré l'infaillibilité du génie militaire que les historiens lui attribuent, n'entrevit ce piège qu'après y être tombé.
Napoléon, après avoir fait traverser sous ses yeux le Niémen à quatre cent cinquante mille combattants, suivis de huit cents pièces de canon, de quarante mille voitures, et d'une multitude de conducteurs de chariots et de suivants d'armée qui embarrassaient sa marche, espéra trouver l'armée russe à Wilna en Iyithuanie.1 Il n'y trouva que le pays épuisé déjà par la retraite de l'armée russe, et des Polonais, mécontents des hésitations que son alliance avec l'Autriche le forçait d'apporter à Varsovie2 au rétablissement d'une Pologne. Il pouvait ressusciter un peuple conquis, il préférait ménager les conquérants.
" Dans ma situation;" dit-il aux Polonais avec une faiblesse de diplomatie qui contrastait avec la force de ses armées, ('j'ai beaucoup d'intérêts à concilier, de " devoirs opposés à remplir. Si j'avais régné à l'époque
1. Lithuanie, the capital of which is Wilna, is one of the provinces of Russia, and was formerly part of the Kingdom of Poland.
2. Varsovie, the former capital of Poland, has a population of about 435.000.
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" du premier partage1 de votre pays, à l'époque du "second et du troisième partage, j'aurais armé mes "peuples pour vous défendre. J'aime votre nation. "J'autorise les efforts que vous voulez faire. Si vos " efforts sont unanimes, vous pouvez concevoir l'es- "poir de forcer vos ennemis à reconnaître vos droits : "mais dans des contrées si vastes et si éloignées, c'est 1 ' entièrement dans les efforts de la population elle- <c même que vous pouvez trouver l'espoir du succès !
el Je dois ajouter que j'ai garanti à l'empereur d'Au- " triche, mon allié, l'intégrité de ses domaines, et que "je ne puis sanctionner encore aucune manœuvre, ' ' aucun mouvement qui tende à troubler la paisible " possession de ce qu'il occupe des provinces de Pologne."
Ce langage faisait du libérateur attendu de la Pologne le complice résigné de ses oppresseurs. Il apportait le désespoir ati lieu de la liberté dans les âmes ; il laissait derrière Napoléon, prêt à s'avancer au cœur de la Russie, des provinces presque indifférentes au nom du maître qui leur promettait les mêmes chaînes. De ce jour, la campagne révolutionnaire était perdue; la campagne militaire allait manquer de base et de retraite en Pologne. Déjà étonné du vide qu'il trouvait à Wilna,2 Napoléon se répandait en invectives contre la prétendue lâcheté d'Alexandre, qui n'acceptait pas le défi des batailles sur le terrain où l'agresseur l'avait d'avance fixé. " Il n'a, dit-il, que trois généraux incapables de se mesurer avec nous : Beningsen,3 déjà trop