Il perçait he understood ; he was able to understand
tions réelles de Charles X. L'auteur de cette histoire Ta entendu lui-même définir en ces propres termes ses sentiments, dans un épanchement sans témoins, où ce prince, qui pouvait se tromper lui-même, ne cherchait du moins à tromper personne.
Il n'était ni fanatique, ni asservi, ni persécuteur, mais il était croyant. Son zèle, à son insu,1 influençait sa politique : il croyait devoir une part de son règne à sa foi. Le peuple s'y trompa : on crut qu'il voulait restituer la France à l'Église : la première des libertés conquises par la révolution française, la liberté de l'esprit humain, se sentit menacée. De là l'inquiétude, la désaffection, la brièveté et la catastrophe de ce règne. Si Charles X eût été soupçonné de scepticisme comme son frère, ou si le fidèle2 eût été distinct du monarque, ou si enfin la liberté rationnelle des consciences à laquelle l'esprit humain tendra de révolution en révolution jusqu'à ce qu'il l'obtienne, eût existé par la séparation définitive de l'État et de l'Église, et par leur indépendance mutuelle, Charles X aurait régné jusqu'à sa mort, et ses descendants auraient régné après lui : il devait périr victime de sa foi, ce n'était pas la faute de sa conscience, jnais de sa raison. Le chrétien en lui devait perdre le roi.
Lamartine.