‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 190 sur 249 · COUP D'ÉTAT DU DE UX DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

COUP D'ÉTAT DU DE UX DÉCEMBRE

1 Le premier décembre au soir, il y avait réception officielle à l'Elysée,1 et rien n'indiquait qu'il se préparât quelque chose d'extraordinaire ; personne ne remarqua que le président de la République dit quelques mots à

l. L'Elysée is tho mansion whero the Président of the Republic résides. It was built in 1 718 and is situated on the corner of the rue Saint-Honorê and avenue Marigny*

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demi-voix, d'un air indifférent, au nouveau chef detatmajor de la garde nationale. C'était Tordre d'empêcher qu'on ne battît le rappel le lendemain dans les légions et que la garde nationale ne se montrât. Le chef d'étatmajor alla faire crever1 les tambours à l'état-major delà place Vendôme et prit ses mesures2 pour faire enlever les fusils et les cartouches déposées dans les mairies.

La foule des invités s'écoula. Louis-Napoléon resta seul avec Morny, Saint-Arnaud, Maupas et Mocquart, le chef du cabinet du président et son secrétaire intime. Vers minuit, un aide de camp entra et reçut des mains de Louis-Napoléon un paquet contenant les manuscrits des décrets et des proclamations qui annonçaient le coup d'État.

L'aide de camp porta les pièces à l'Imprimerie nationale. Les ouvriers de P Imprimerie nationale avaient été retenus cette nuit sous prétexte d'un travail urgent. Le directeur, initié à la conspiration, coupa les manuscrits par lambeaux, de façon à ce que les compositeurs ne comprissent pas ce qu'ils composaient. Ils montrèrent de la défiance : quelques-uns refusèrent le travail ; la plupart cédèrent et travaillèrent chacun sôus la surveillance de deux agents de police. Une compagnie de gendarmerie mobile avait ordre de fusiller quiconque tenterait de sortir ou s'approcherait d'une fenêtre.

Morny était allé s'installer au ministère de l'intérieur.

Maupas avait concentré à la préfecture de police, dès le soir, tout le personnel des sergents de ville et de la brigade centrale, dite " brigade de sûreté."

Entre quatre et cinq heures du matin, les quarante

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