‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 204 sur 249 · S'est dessiné, had commencée · texte numérisé non relu

S'est dessiné, had commencée

trébuche en piétinant sous ses pieds les cadavres, et il manque de s'abattre.

— On ne tient pas1 sur ce sol mouvant, dit le général, mettons pied à terre.

Bn ce moment son officier d'ordonnance, le souslieutenant de Froidefond, était près de lui ainsi que le général de Castagny. Tous trois descendirent de cheval. Presque aussitôt le sous-lieutenant Froidefond est atteint d'une balle dans le ventre et s'appuie contre le mur pour ne pas tomber. Plus tard on retrouva le corps de ce jeune officier percé de plus de dix balles.

C'était d'une grande maison à plusieurs étages qui formait l'angle gauche de la rue, que partait la fusillade la plus terrible. Un colonel autrichien occupait cette maison avec trois cents Tyroliens, dont le tir, d'une grande précision, nous faisait beaucoup de mal. Une longue ligne de corps étendus entourait les abords de cette maison meurtrière. Tant qu'elle resterait au pouvoir de l'ennemi, le passage était impossible.

— Il faut à tout prix s'en emparer, dit le général Espinasse, qui s'avance vers la maison, malgré les balles qui sifflent autour de lui, et précédant ses troupes dans cette rue fatale : Allons, mes zouaves, enfoncez cette porte !

Les zouaves s'élancent, en suivant leur général, qui s'offrait ainsi volontairement, comme point de mire,2 aux carabines tyroliennes ; ils ébranlent à coups redoublés la porte qui résiste à leurs efforts.

Le général, furieux de voir tomber ses plus braves soldats devant cet obstacle, frappe du pommeau de son épée la persienne d'une fenêtre du rez-de-chaussée, et

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