Ces queues interminables, thèse endless lines
3. Les chantiers et les clôtures, tho lumbor yards and fonces.
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ni délits, ni défaillances ! mais, si les âmes ne faiblissaient pas, les corps s'usaient. Les constitutions faibles succombaient, comme les vieillards, comme les jeunes enfants. La mortalité avait depuis longtemps dépassé la moyenne ; elle monta vers la fin de décembre, à plus de 3,600 décès par semaine.
Bientôt le bombardement commença. Les ennemis avaient, le 27 décembre, ouvert le feu contre nos forts du nord. Après avoir bombardé les forts de l'est et du nord, puis la ville de Saint-Denis, l'ennemi avait le 5 janvier commencé le bombardement des forts du sud et des quartiers de la rive gauche. Les canons Krupp ne produisaient pas l'effet qu'on en espérait. Paris était exaspéré mais non intimidé. Les projectiles atteignirent le Panthéon,1 la Sorbonne,2 les Écoles normales, de droit et de médecine : les hôpitaux même et les ambulances furent criblés d'obus. Toute la rive gauche et, sur la rive droite, Auteuil et Passy étaient sous le feu.
Les représentants des puissances neutres restés à Paris protestèrent le 13 janvier, contre un bombardement opéré sans la dénonciation préalable que réclame le droit international.3
L'effet de terreur attendu par l'ennemi était manqué. Paris défiait cette pluie de mort qui s'abattait sur ses demeures ; les premiers obus étaient tombés dans les rues sans atteindre personne ; on s'en raillait ; les
1. Le Panthéon is a building that has been used sometimes as a church, sometimes as a burial-place for great men. It is now devoted to the latter purpose.
2. La Sorbonne was founded by Robert of Sorbon, the private chaplain of Louis IX.
3. Sans la dénonciation préalable que réclame le droit international, without any warning having been given, as required by international laws.
enfants couraient après les éclats chauds encore. On ne rit pas longtemps. Les projectiles écrasèrent ou mutilèrent les malades dans leurs lits, les enfants dans leurs écoles. Un seul obus tua cinq enfants et en blessa plusieurs au sortir du pensionnat Saint-Nicolas. Les cinq petites victimes furent portées au cimetière de Montparnasse, parmi les pleurs des femmes et les imprécations des hommes. La fureur, et non la peur, avait succédé au dédain railleur. Un autre obus frappa mortellement deux jeunes filles de treize et de huit ans, à côté de leur père et de leur mère. L'aspect des quartiers bombardés devint de plus en plus sinistre. On voyait de longues files de petites charrettes chargées de pauvres mobiliers, traînées et escortées par les familles que chassait de leur domicile cette grêle meurtrière. On abritait, comme on pouvait, dans le Paris encore intact ces malheureux, dont pas un ne parlait de se rendre. On subissait tous les fléaux à la fois. La très insuffisante et très mauvaise nourriture accroissait incessamment la mortalité. On avait gardé, tant qu'on avait pu, des vaches laitières pour les malades et les enfants. Cette dernière ressource venant à manquer, les nouveau-nés périssaient dans les bras de leurs mères épuisées. On constatait près de cinq mille décès par semaine.
Le bombardement toutefois n'avait pas atteint son but, il n'avançait pas d'un jour la chute de Paris. Le fer et le feu n'y pouvaient rien; la famine était le seul adversaire capable de vaincre la grande cité. Bientôt on s'aperçut qu'on avait de quoi ne pas mourir de faim pendant 12 à 13 jours.1
1. Qu'on, avait de quoi ne pas mourir do faim pendant 12 à-lSjoiirs. tkattheyhad only provisions enough to kobp people from starving for 12 or 13 days.
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Le 23 janvier au matin, Jules Favre fît demander une entrevue à Bismark; celui-ci lui donna rendez-vous pour le soir à Versailles. La convention d'armistice fut signée le 28 au soir. Un premier convoi de vivres entra le 4 février, c'était le présent de Londres à Paris. Le peuple anglais eût voulu faire davantage; il avait fait du moins ce qu'il avait pu avec un chaleureux élan.
Le même jour où Paris reçut ce don, qui consistait en denrées de toute nature, arriva un convoi de farine venant de Lille. Le rationnement put bientôt cesser et la vie matérielle, pour ainsi dire, renaître.
H. Martin.
Tandis que l'armée allemande assiégeait la capitale, la province ne restait pas inactive. Une nouvelle armée s'était formée sur la Loire1 et partout s'organisait la défense sous la direction de Gambetta. Le 27 octobre, cependant. Bazaine, qui s'était laissé acculer sous Metz, capitula avec toute son armée, et les forces prussiennes qui y étaient retenues se dirigèrent sur Paris et sur le centre. Notre armée de la Loire, qui avait été victorieuse à Coulmiers. près d'Orléans, fut battue en décembre et coupée en deux. Une partie, commandée par le général Chanzy, se dirigea vers l'ouest, mais elle fut presque anéantie près du Mans en janvier 1871.
Dans l'est une autre armée, à la tête de laquelle se trouvait le général Bourbaki, fut aussi mise en déroute et fut obligée de se réfugier en Suisse où elle fut désarmée.
Au nord, le général Faidherbe,2 après avoir remporté des succès à Pont-Xoyelles et à Bapaume, fut défait près de Saint- Quentin3 en janvier 1S71.
1. La Loir;, one of the largest rivers of France, empties into the Atlantic océan after a course of about 630 miles.
2. Le général Faidherbe, who was born at Lille in 1818, was ar first
known as the founder and organizer of the French Sénégal. He died in 18S9.
3. Saint- Quentin is situated north-east of Paris. Ithasa population of about 48,000.
Après ces défaites successives et la capitulation de Paris, les négociations furent reprises pour mettre fin à la guerre, et les électeurs furent convoqués pour élire une assemblée nationale. Cette assemblée se réunit à Bordeaux et Thiers1 fut nommé chef du pouvoir exécutif.
Les préliminaires de paix furent acceptés par l'assemblée au mois de février effurent transformés en traité de paix à Francfort en mai 1871.
Par ce traité, la France perdait l'Alsace, une partie de la Lorraine, et s'engageait à payer à l'Allemagne une indemnité de cinq milliards.
La guerre étrangère ne fut ni le seul ni le pire des maux qui accablèrent la France durant cette terrible année de 1871. Le 18 mars, une insurrection éclata à Paris et résista aux forces du gouvernement régulier jusqu'au mois de mai. Cette insurrection s'était intitulée la Commune. Quand elle se vit sur le point d'être vaincue, elle essaya de s'ensevelir sous les ruines de la capitale, brûla, pilla, et assassina un grand nombre de personnes qu'elle avait arrêtées et détenues comme otages.
LES INCENDIES DE PARIS [Mai 1871]
L,e 23, des lueurs rouges avaient commencé d'apparaître sur les deux rives de la Seine, une heure ou deux avant le coucher du soleil. Un peu avant la nuit, des colonnes de flammes jaillirent à la fois du ministère des finances,2 des maisons qui font le coin de la rue Royale, et du faubourg Saint-Honoré, du conseil d'État et du palais de la Légion d'honneur; puis toute^la façade des