‹ Les historiens français du XIXe siècle; with explanatory, grammatical, historical and biographical notes;Chapitre 28 sur 249 · Tout à Vévent, very frivolous, with a giddy-head · texte numérisé non relu

Tout à Vévent, very frivolous, with a giddy-head

imagina de lui donner un ballet par des enfants vêtus en chiens.

S'il eût profité de cette éducation, il serait devenu un monstre ; mais rien n'agit,1 ni en bien ni en mal.

L,e fond en lui était l'insensibilité, l'ennui, le rien, La représentation2 le mettait de mauvaise humeur. Il haïssait le bal, fuyait la comédie, bâillait à l'opéra. La seule personne dont il s'accommodât (tout au moins d'habitude) était celle qui ne parlait guère, ne faisait et ne voulait rien (pas même l'amuser), son précepteur Fleury. Vieux prêtre complaisant, homme du monde, fort ignorant, qui n'essaya pas de l'instruire, mais qui, comme une nourrice, s'arrangeait3 des puérilités taciturnes où il passait sa vie.

JUIVES MlCHELET.

Le lendemain de la mort du Grand roi, le duc d'Orléans,4 premier prince du sang, convoqua le Parlement au Palais de Justice et s'y transporta avec les autres princes du sang et les ducs et pairs. Il réclama la régence et ne promit pas seulement d'écouter "les sages remontrances du Parlement," mais les réclama d'avance.

Le Parlement fut gagné, dès les premiers mots, à un prince qui offrait ainsi de lui rendre les droits politiques que Louis XIV lui avait enlevés. Il proclama par acclamation le duc Philippe d'Orléans régent du royaume, avec pleine disposition des forces militaires et des charges et offices. Le régent débuta par des réformes considérables. Il diminua énormément les dépenses de la maison du roi et des bâtiments. Plusieurs tentatives

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