Au courant de V anarchie, powerless against anarchy
2. A V approche de l'accès, as he f elt the attaok coming on.
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mante sans péril pour sa vie, s'il lui en restait encore. Il s'aperçut à ses douleurs qu'on lavait trompé. ' ' Ah ! vous m'avez trompé ! dit-il amèrement en recouvrant la parole. Vous n'étiez donc pas des amis ?" Il se tut de nouveau et parut s'assoupir. Le canon, qu'on tirait au Champ de Mars pour une cérémonie patriotique, le réveilla. "Sont-ce déjà les funérailles d'Achille?" s'écria-t-il en pressentant ses propres funérailles, et en personnifiant glorieusement en lui le héros de la Révolution. Puis, se tournant sur le côté droit et levant ses yeux vers le ciel, il expira.
L'âme de la France parut s'exhaler avec ce dernier soupir. Un silence morne continua de régner dans Paris, comme si l'on eût craint encore d'éveiller son ombre, La douleur publique, d'abord immobile, devint folle par la réflexion. La France entière, sentant qu'elle était en perdition, attachait à ce grand homme ses dernières espérances, comme l'équipage d'un vaisseau qui sombre s'attache par un instinct convulsif au mât qui va sombrer avec lui. Mirabeau ne pouvait plus rien sauver, mais rien ne semblait encore perdu tant qu'il respirait au milieu de ce peuple. Il avait donné de sa force un sentiment surnaturel à la nation qui faisait espérer tout de lui, jusqu'à l'impossible. La destinée, plus clairvoyante que le peuple, l'enlevait au moment le plus favorable à sa gloire. On allait dire à toutes les crises renaissantes : " Ah ! s'il vivait ! "
C'est l'oraison funèbre de l'ignorance. La puissance et la sagesse qu'on lui suppose a grandi son nom de toutes les calamités qui suivirent sa mort. Nous doutons qu'il eût apporté désormais à la monarchie d'autres secours que de vaines paroles, et à la Révolution d'autre tribut que sa tête sur un échafaud. Son heure était
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passée. Chaque homme, quelque grand qu'il soit, n'en a qu'une. Mirabeau était mort avant Mirabeau. Mais il avait donné sa vie à la vérité, son nom à là Révolution, son génie à la France, son auréole au monde.
Démosthène n'avait parlé que pour la Grèce, Cicéron que pour Rome. Aussi éloquent et plus universel que ces orateurs, il avait parlé pour la raison, pour la philosophie : ils sont les orateurs d'un peuple, il est l'orateur de l'esprit humain.
A. de Lamartine.1
Le roi, se croyant perdu, se décida à fuir et à rejoindre à Metz2 l'armée des nobles et des rois étrangers qui voulaient essayer d'arrêter les progrès de la Révolution et de rendre au monarque sa puissance évanouie. Il fut arrêté à Varennes3 en juin 1791.
1. Lamartine (Alphonse de Prat de), a celebrated poet, historian and statesman. was born near Mâcon, in 1790, In 1815 ne went to Paris and after having served fora few years in the body guard of Louis XVIII, began writing poetry. The Méditations poétiques that were published in 1820 won for their author the réputation of the first lyric poet of France, In 1821 he produced the Nouvelles Méditations, that were followed by the Harmonies poétiques et religieuses. He was soôn after admitted to the French Academy and was decorated with the Légion of Honor.
After the révolution of 1830 he went to the Orient, and on his return wrote an account of his voyage.
In 1835 he wrote Jocelyn, which is thought by many to be his best work. When the révolution of 1848 broke out he was made a member of the provisional government, but withdrew f rom public lif e on the coming of Napoléon III. His principal historical works are : Histoire des Girondins, Histoire de la Restauration, Histoire de la Révolution de 181+8, Histoire de la Russie, etc.
Among his other works must be named : La Chute d'un Ange, Recueillements poétiques, G-raziella, Raphaël, etc. Lamartine died in 1869.
2. Metz, a city of Lorraine that was cônquered by Germany in 1871, is situated about 180 miles east of Paris. »
3. Varennes, also called Varennes- en- Ar g onne, is situated in the département of Meuse.
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