I. Frôdéric-riTiillaunio 111. fils aîiK' du j^rocôdcnl
LABBE DANIXA
Les Annales (Vltaile sont, sans doute, Tun des ouvrages modernes les plus estimés, elles parurent sous le nom de Danina et rendirent ce nom célèbre. Diverses académies d'Allemagne et d'Italie se firent un titre de gloire de le comj)ler parmi leurs membres.
L'abbé Danina était à Berlin, et un homme très judicieux qui s'y trouvait aussi m'a dit que, sétant empressé de le complimenter sur son ouvrage et voulant en raisonner avec lui, il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il ne le connaissait pas, ou ne le connaissait que fort mal. Il aurait pu lui demander, comme on prétend que Piron le fit à l'archevêque de Paris pour son mandement :
(( Et vous, Monî^.eigneur, Tavcz-vous lu? »
Il me dit encore qu'ayant l'ait paît de ses doutes aux mend)res les plus recommandables de
rAcadémie de Berlin, ils lui avaient répondu qu'après avoir connu Danina, ils n'avaient pas été longtemps dupes de la réputation que lui avaient faite les Annales dltaUe.
De plus, s'étant donné des soins pour découvrir le véritable auteur de cet ouvrage et savoir comment il avait paru sous le nom de Danina, ils avaient appris qu'il avait été composé par l'évêque de Turin. Ce prélat, qui à la science joignait une sainteté exemplaire, n'ayant pas voulu publier sous son nom un ouvrage profane, l'avait fait ])araître sous le nom de Danina, qui en avait été le copiste.
J'ai souvent vu cet abbé Danina chez le cardinal Caprara', qui l'honorait de son amitié. >ous mangions et nous causions souvent ensemble. Je jugeai qu'il était comme moi, bonliomme, mais n'ayant que des talents médiocres.
I. Légat a latere en France, qui signa le Concordat avec le gouvernement consulaire.
XCJV