‹ Les historiettes de M. le chanoine de FabryChapitre 47 sur 121 · LA VOLEUSE · texte numérisé non relu

LA VOLEUSE

Depuis longtemps M"" la Dauphine ' s'apercevait qu'on la volait, mais ne savait à qui s'en prendre et ne soupçonnait personne. C'était tantôt un bijou, tantôt un autre qu'on lui enlevait. Elle vit disparaître de même un médaillon de saint Jean Népomucène, qui ne valait pas moins de 24.000 francs, mais auquel elle attachait un bien plus grand prix, parce qu'elle le tenait de la reine. Elle avait jusqu'alors gardé le silence sur les différents vols qu'on lui avait fait, mais enfin elle crut devoir éclater à l'occasion de ce bijou. Il n'avait pu être volé que dans son propre cabinet, oii il n'entrait jamais que son valet de chambre et M""' de Boisgiront. M"'*^ de Boisgiront était son amie intime, fille de sa nourrice; elle avait été élevée avec elle et ne l'avait pas quittée lors-

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