‹ Les historiettes de M. le chanoine de FabryChapitre 57 sur 121 · Une opinion fort accréditée, en elTet, fait du comte de · texte numérisé non relu

Une opinion fort accréditée, en elTet, fait du comte de

n'a point révélé ce secret à ses confidents les plus affidés. Il dit seulement un jour au duc d'Ayen' et à quelques autres qui en raissonnaient en sa présence :

« Mais si c'était le fils (Viiiie tète couronnée, y aurait-il donc tant de quoi s'étonner ? »

Et là-dessus ces seigneurs conjecturèrent avec quelque vraisemblance que le comte de Saint- Germain était le fds de la reine d'Espagne et du P. Nitta, son aumônier, qu'elle fît cardinal, et qui dans la régence gouvernait le royaume. Lorsque le roi son fds eut pris les rênes du gouvernement, elle voulait se retirer en France, sa patries mais il ne lui fut permis que de venir à Rayonne où elle resta jusqu'à sa mort avec le Cardinal, son favori. L'on doit croire d'après cela qu'ils firent donner une excellente éducation au comte de Saint-Germ'ain qui, ayant ensuite passé son temps à voyager, ne fut instruit du sujet de sa naissance qu'après la mort de la reine, et qu'héritier du trésor immense qu'elle avait ap-

Saint-Gcrmain le fils naturel de la veuve de Charles II •d'Espagne, Marie-Anne de JNeubourg, (l'héroïne du Ray Blas de Victor Hugo), et d'un banquier de Madrid, juif portugais.

1. Duc d'Ayeii : litre porté, depuis 1737, par les aînés de la maison de Noailles, jusqu'à la mort de leur père.

2. L'abbé de Fabry confond la seconde femme deCharles II, Bavaroise, avec la première. Française, Marie-Louise d'Orléans.

porté d'Espagne il avait préféré de garder l'anonyme à se faire reconnaître pour son fils. Tout cela explique assez bien et sa fortune et les égards qu'on avait pour lui à la Cour de France.

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