‹ Les historiettes du père BroussaillesChapitre 5 sur 25 · LE FÈRE BROUSSAILLES. II · texte numérisé non relu

LE FÈRE BROUSSAILLES. II

diemises de leurs petits-enfants, c^est tonjoars l'inA- (Mûsable bobiBe qui leur fournissait le fil nécessaire. Inépuisable, ai-je dit; j'ai tort : le jour vint où les trois couseuses fermèrent pour la dernière fois les 3 eux. Ce jour-là la bobine se trouva vide.

« Ce fil continu, ajoutait le père Broussailles, c'est la chaîne de uos devoirs ; on la déroule chaque jour SUIS en pouvoir rien diminuer jusqu'à notre dernière heure, mais comme dit la chanson de la bobine, il est bon de bien remplir sa tâche : on revoit ceux qu'on a perdus quand tout le fil a passé dans nos doigts, D

Bu conte passant à l'histoire, il disait, à propos des malheurs et des crimes de la guerre, ce que coûta la conquête d^une larme ; s'entend d'une larme d'or.

« Une Veuve vivait do produit de quelques lopins de terre qu'elle faisait valoir avec l'aide de ses deux fils, frères jumeaux, qui déjà avaient force et Age d'homme. De plus, la veuve avait une fille, mais si jeune encore que cell&*ci, avant de perdre son père, i^'avait eu pour ainsi dire que le temps de l'entrevoir. Son mauvais sort la voulait de bonne heure tout à fait orpheline, car elle ccxnmençait seulement à marcher quand sa mère mourut. Dans les premiers jours de ce nouveau deuil, les deux frtoes se promis

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