L'ÉTREINTE
LE pin est consacré. « C'est la plante d'Hélène. » A toi, je te dédie une rose au cœur noir. Et, pour me figurer, j'y veux joindre, ce soir, Comme au temps de Ronsard, une branche de chêne.
Sache, pour l'avenir, que mon amour hautaine Confiante en son dieu, peut vivre sans espoir. Sois belle, au seul moment où j"aime te revoir, O toi qui, par fierté, voudrait être inhumaine.
Charme de mon loisir, laisse mon libre esprit S'ébattre loin de toi, qui ne m"a que souri... Qui donc, fut comme toi chérie et méprisée.
Imagine mon mal, quand tu penses à moi.
Dis : « Je détiens sa vie »... et pourtant souviens-toi
Que la Rose mourra sur la branche brisée.
HOMMAGES DIVINS Sj