‹ Les hommages divinsChapitre 31 sur 88 · CHANSON PERPÉTUELLE · texte numérisé non relu

CHANSON PERPÉTUELLE

CET air qui toujours recommence Est comme un geste inachevé Invoquant l'ombre et le silence Sur un bonheur qui fut rêvé.

C'est comme un retour de pensées Pleurant près des songes défunts, Une chute d'ailes blessées Qui défaillent dans les parfums.

C'est la lueur d'un soir unique, D'un soir où l'on verrait son cœur, Vêtu d'une ombre de musique, Rêver une ombre de bonheur.

C'est un soir oh le plus doux rêve Trouverait, en ouvrant les yeux.

Sur la rive où la nuit s'achève, D'autres appels mélodieux...

Cet air qui toujours recommence, Mais de plus en plus doucement, Fait bruire auprès du silence Les pas du désenchantement.

Juifî igoi

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