LES CENDRES
JE te dois, de garder des cendres que raniment La moindre émotion et les moindres désirs. Mais, dans le fond obscur, où les songes s'abîment, Je n'entends que les mots qu'échangeaient nos plaisirs. Ils n'ont jamais vibré, les sens morts de ton âme. Tu t'es reprise, un jour, quand ton corps harassé Sentit se réveiller une pudeur de femme. Tu jetas notre amour tout vivant au passé. Sans écouter la voix poignante qui réclame La tendresse si chère au cœur humain blessé I
Il8 HOMMAGES DIVINS