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LES LUTTEURS

Dois-JE te consoler du mal que tu m'as fait, Et poser sur mes traits, un masque de folie. Tu voudrais te venger de la mélancolie, Qui t'a courbée, au jour, où mon cœur triomphait.

Evoquant du passé les beaux jours que tu sais, Tu m'as dit : « Ce sont là des choses qu'on oublie ! ^ — Pourquoi donc en parler malgré soi, dans la vie, Quand l'espoir est trop las et le temps trop mauvais.

Tu gardes la beauté d'une bête cruelle Lorsque la passion se réveille et nous mêle, Nous asservit tout deux, exaspérant nos cœurs.

Nous roulons emponés par la même tourmente.

-r- Amour ! dispense nous la fureur véhémente

Qui nous rend, tour à tour, l'un de l'autre, vainqueurs !

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