V. GABSIBR-PA6ÈS
M. (iHi nier-Pagès, qui oe doulaitde rien, émit sous le titre d'Emprunt national no emprunt de 100 miUiona en rente de 5 p. 1 00 ote pair comme complément de l'emprunt
de S60 nul lions du 40 novembre 1847. M. Garnier-Pagès eut la naïveté de croire que les capitalistes payeraient cent francs k rÉtat, par désiaiéressemeut palriotique, une valeur qu'ils poavaient se procurer pour sotxaiUe'diX'sept francs! et pour einquante-et-un francs quelques jours plus tard(l)!... «Considérant, disait le décret, qu'un giiind Ci nombre de citoyens a offert au gouvernement provisoire « de la République ie don volontaire et gratuit de sommes « et valeurs considérables, considérant que la situation 0- « nancière delà Républiques»^ trop rassurante pour que le « gouvernement puisse équitablement accepter ce témoicc gnage d'une patriotique abnégation; considérant uéan- « moins qu'il importe d'accueillir, autant que faire se peut, « ces nobles manifestations de dévouement à la patrie; déu Crète, etc. )> Les sommes et valeurs considérables dont parlait le décret consistaient en quelques, centaines de mille francs en dons patriotiques adressés à la Commission installée à rÉlysée-National sous la présidence et vice-prési-, dencedeMM.Béranger et Lamennais qui, malgré des appels réitérés au patriotisme de tous les citoyens, purent i\ peine réaliser un miliiqn. Les capitalistes faisaient la sourde oreiUe; mais les rares ouvriers occupés faisaient des prélèvement sur leur salaire, d'autres envoyaient le montant de leurs modiques épargnes ; des femmes du peuple sacriiiaienl leurs cadeaux de noces, des jeunes ûlles leurs bijoux.
(i) « L'emprunt national n*est pas une opération financière, » lisonsonous dans l'eiposé des motifs, « c'est une mesure politique. « Au moment oii la rente est au-dessous du pair, le gouvernem meni de la République vient demander aux capilalîsiesgrands oi « pctiis de roonircr par un éclatant témoignage qu'ils regardent « le crédit de l'État comme au niveau du pair.