M. HABIB
Ce fui M. Marie qui, a la suite de TenqucUe Quenlin liauchart, arçacha à l'Assemblée raulorisalloii des pour^uiles contre MM. Louis Biaoc et Caassidière^ qu'elle avait refusée quelques semaines auparavant.
Il déploya une ardeur à la répression qui en fit le digne successeur des Martin (du Nord) et des Hébert. 11 avait des disposiiious spéciales pour ce rôle. Après le 15 mai, c'était lui qui, comme membre de la Commission exécutive, avait signé Tordre d'arrestation de Raspail, son ancien ami, et il avait ordonné en vndiue temps l'arrestation de son fds. Raspail dénonça très-vigouicusenieiit devanl la Haïue-Gour de Bourges ce procédé de M. Marie, qui oubliait ainsi les liens sacrés de l'amitié et de convictions anciennes : u On « me saisit non-seulement mol, mais mon fils, dit-il. Oui, « on a voulu me lYnpper dans ma lauiille, dans mon fils : a c'est uue tache d'iniumie qui restera sur le irout de ce- « lui qui l'a ordonné* »
L'homme qui trahit ses principes peut bien aussi trahir ses sentiments, et nous laissons M. Marie sous le coup de celle flétrissure qui lui fui uiili^ée par Raspail.